08/03/12

Et puis d'un coup tu sais tu t'es penché si loin et l'horizon est soudainement juste devant ta gueule et je ne sais pas comment tu vas éviter de te péter les dents. Tu devrais peut être trembler de peur, ou rire très fort, n'importe quoi pour conjurer le sort, parce que l'orage éclate toujours au moment où tout devient évident, et je ne voudrais pas que tu t'abîmes, je ne voudrais pas que ton crâne éclate à force de vouloir parier sur des sentiments trop cons et trop violents.

05/03/12

Le son de ta voix quand tu dis non me fait encore sourire, je garde le silence et les souvenirs, mes pas sont rythmés par le décompte serein des bombes que nous avons dans le crâne, tic tac tic tac, mes mains froides ne peuvent pas suffir.

20/01/12

Nous sommes ultra-violents, dit-il. Je médite les conséquences de cette affirmation entre deux voiles rouges, le monde dérive autant que moi mais nous n'allons jamais dans la même direction, nous sommes harnachés à des vents contraires. La peau, comme les os, comme l'humain, tout se brise avec tant de facilité et pourtant nous sommes encore vivants, je garde ta main comme un trésor qui s'arrache au matin, je m'immobilise un instant pour recueillir les aveux sans avenir de l'homme qui ne reste jamais, j'ai accepté l'idée de n'être que passagère puisque l'univers et moi nous perdons en défis. Je suis victorieuse à ma manière puisque rien ne m'a tuée. J'ai craché quelques sanglots et embrassé quelques sauvages, j'ai les genoux meurtris et les idées volages, mes doigts ont bleui malgré mon corps  qui colle encore, nous sommes ultra-violents mais nous aimons mieux que personne, la sauvagerie est un refuge et l'avenir une pute dont nous survolons les ardeurs puisque nous sommes une famille qui accepte et pardonne.