<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735</id><updated>2012-01-26T02:03:03.130+01:00</updated><title type='text'>But there's no room for ideals in this mechanical place.</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>76</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-6522906135990752834</id><published>2012-01-20T02:34:00.001+01:00</published><updated>2012-01-20T02:34:00.671+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Nous sommes ultra-violents, dit-il. Je médite les conséquences de cette affirmation entre deux voiles rouges, le monde dérive autant que moi mais nous n'allons jamais dans la même direction, nous sommes harnachés à des vents contraires. La peau, comme les os, comme l'humain, tout se brise avec tant de facilité et pourtant nous sommes encore vivants, je garde ta main comme un trésor qui s'arrache au matin, je m'immobilise un instant pour recueillir les aveux sans avenir de l'homme qui ne reste jamais, j'ai accepté l'idée de n'être que passagère puisque l'univers et moi nous perdons en défis. Je suis victorieuse à ma manière puisque rien ne m'a tuée. J'ai craché quelques sanglots et embrassé quelques sauvages, j'ai les genoux meurtris et les idées volages, mes doigts ont bleui malgré mon corps &amp;nbsp;qui colle encore, nous sommes ultra-violents mais nous aimons mieux que personne, la sauvagerie est un refuge et l'avenir une pute dont nous survolons les ardeurs puisque nous sommes une famille qui accepte et pardonne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-6522906135990752834?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/6522906135990752834/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2012/01/nous-sommes-ultra-violents-dit-il.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6522906135990752834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6522906135990752834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2012/01/nous-sommes-ultra-violents-dit-il.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-7754782195133024694</id><published>2011-12-23T00:56:00.002+01:00</published><updated>2011-12-23T00:59:09.409+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Il y tant de lumières et pourtant je ne croise personne, j'ai quitté la maison c'est comme vieillir, c'est comme être partie sans peau, sans os, je fume une clope en regardant passer le tram et je me sens un peu coupable, c'est un geste anodin de rébellion. Mon corps vaporeux s'enfonce entre les coussins du canapé. Les choses justes sont difficiles à formuler, tu es terrible et tu me manques. Je suis incapable de faire partie de cette foule. Je suis incapable de rentrer dans cette ville. Pourtant j'ai toujours aimé l'éclairage artificiel et j'en ai plein les yeux. Ça ne s'accroche pas. Trois attractions bien précises et très différentes retiennent mes entrailles à cinq cent kilomètres. Je dors longtemps et je marche loin pour épuiser cette tension mais elle est trop profonde. Noël m'arrache à ce moment précieux, j'aurais peut être du rater ce bus, me rendormir contre l'homme triste, franchir le maigre espace entre les deux portes, me jeter à corps perdu. J'aurais peut être du suivre mes envies discontinues d'électrochocs et de déraison. Je suis à peine devenue cette créature viscéralement vivante que déjà, la moindre absence m'entraîne aux rives de l'implosion. C'est risible. C'est génial. Plus que quatre jours. Bam.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-7754782195133024694?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/7754782195133024694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/12/il-y-tant-de-lumieres-et-pourtant-je-ne.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/7754782195133024694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/7754782195133024694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/12/il-y-tant-de-lumieres-et-pourtant-je-ne.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-1531119908263568480</id><published>2011-12-17T05:50:00.001+01:00</published><updated>2011-12-17T16:10:25.059+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Et si aujourd'hui je suis amoureuse ce n'est surtout que de moi même, et de ces yeux impitoyables, et de cette main que je serre brièvement avant de rentrer dans le rang.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-1531119908263568480?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/1531119908263568480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/12/et-si-aujourdhui-je-suis-amoureuse-ce.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1531119908263568480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1531119908263568480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/12/et-si-aujourdhui-je-suis-amoureuse-ce.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-5355261767130118784</id><published>2011-12-11T21:52:00.001+01:00</published><updated>2011-12-12T19:15:16.626+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je suis une part vivante de chaos. J'ai traversé le couloir, les portes béantes n'étaient plus les mêmes. Je n'ai pas retrouvé le chemin de celle au nom de viande crue. J'ai parlé avec un faux roi, jeune mince et nerveux, et j'ai aimé la dureté limpide des yeux verts et la façon dont les os de ses hanches ressortaient. J'ai à peine eu le temps de les effleurer. Il avait le rire facile et ma tête dans le creux de l'épaule, à un moment on a aperçu le soleil dehors, mais je n'ai pas figé le temps. J'ai retraversé le couloir, et les portes ont encore changé. J'ai grillé trois feux rouges. J'ai fait pleurer une fille. J'ai caressé la joue du garçon au sol qui prétendait ne pas souffrir. L'hiver me pousse à la collision. Je suis devenue mon antithèse étincelante. Le couloir. Pieds nus. J'aime cette indéfinissable sensation d'être à la maison. J'apprends les chocs improbables et la connerie qui se partage, l'amour sauvage à bout portant qu'on ne peut enfermer.&amp;nbsp;Je n'ai peur de rien, d'ailleurs je ne pense pas que nous puissions encore être tués.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-5355261767130118784?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/5355261767130118784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/12/je-suis-une-part-vivante-de-chaos.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5355261767130118784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5355261767130118784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/12/je-suis-une-part-vivante-de-chaos.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-8069320039172742630</id><published>2011-12-09T00:58:00.001+01:00</published><updated>2011-12-09T01:01:32.043+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br /&gt;Une vague de violence a noyé ma précieuse mesure et j'ai revu le décompte exact des diapositives rouges avant l'impact contre le mur, j'ai senti les aiguillons pervers de la rage revenir comme si c'était hier et cette envie de punir ta raisonnable retenue, une vague froide à l'écume amère comme si on m'avait coupé le bout de la langue et fracturé les vertèbres. Je n'ai rien dit parce que je ne connaissais pas la réponse ; est ce que je suis encore parfois cette larve de gamin désarticulé qui rampe dans l'escalier ; ou cette fille argentée à l'égo qu'on hachure ; est ce que je ne supporte simplement pas l'échec ou même est ce un caprice puéril face au cadeau qu'on me reprend juste après l'avoir donné. Plus improbable encore : est ce que je t'aime bien sans savoir le gérer, parce qu'il y a toujours eu en moi cette amalgame terrible des hommes et des guerres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'écris comme ça parce que j'ai bien compris que ce n'était plus à l'ordre du jour, j'aimerais bien que tu restes dormir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-8069320039172742630?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/8069320039172742630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/12/une-vague-de-violence-noye-ma-precieuse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8069320039172742630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8069320039172742630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/12/une-vague-de-violence-noye-ma-precieuse.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-6819937704662096146</id><published>2011-11-28T23:58:00.001+01:00</published><updated>2011-11-29T02:16:10.541+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Il y a les yeux limpides comme deux hématomes ardents que tu cherches au réveil dans le visage au bout de tes caresses et que tu voudrais garder greffés au corps contre lequel tu t'endors mais que t'oses pas vraiment regarder en face parce que la vérité tient chaud, la vérité est tendre, mais la vérité n'explose pas ton coeur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-6819937704662096146?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/6819937704662096146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/11/il-y-les-yeux-limpides-comme-deux.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6819937704662096146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6819937704662096146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/11/il-y-les-yeux-limpides-comme-deux.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-829019958736506285</id><published>2011-11-21T23:54:00.001+01:00</published><updated>2011-11-21T23:55:02.061+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>J'ai trop de fièvre et pourtant si froid, dis, je peux dormir avec toi ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-829019958736506285?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/829019958736506285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/11/jai-trop-de-fievre-et-pourtant-si-froid.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/829019958736506285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/829019958736506285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/11/jai-trop-de-fievre-et-pourtant-si-froid.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-1782247988978098308</id><published>2011-11-20T21:46:00.001+01:00</published><updated>2011-11-20T23:46:22.196+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>La vitre éclate dans un cri aigu. Les débris pleuvent autour de ma tête. Je pars avec l'intention de ne jamais revenir, mais lorsque je me retourne une dernière fois, un arbre a surgit de la coupure béante, cramponné aux briques comme un champignon obstiné. Je porte à mes lèvres la clope condamnée qu'ensuite j'écrase avec mesure dans un gobelet fragile et crade. &lt;i&gt;J'étudie la façon si particulière qu'ont vos yeux de briller &lt;/i&gt;- et l'éclat de verre fiché dans celui de gauche. La lumière artificielle des fluos s'y reflète dans un juste mélange de violence infinie et de tendresse abrupte. Les mots sortent enfin de ma bouche, après des mois d'attente où la salive les a rongés sans les éteindre, et je dis, je sais, je dis, c'est toi qui me l'a apprise, la valeur de la vie. Je reconnaissais les sons mais je n'en comprenais pas le sens. Je ne dis pas merci. Je tousse. Je te donne des chiffres, je ris. T'es con, dis-tu, avec ce ton réservé aux morsures ambigües des fins de nuits froides. La portière claque et le taxi s'engouffre sous le tunnel. Je n'ai pas le temps de répondre. Je ne dis pas, non pas cette fois, cette fois j'ai gagné. Je ne dis pas, est-ce que t'es fier de moi ? J'aimerais bien que tu sois fier de moi. Je prends des photos de ce qu'il reste. J'arrache un câble électrique mort, et les mains noires je retourne quelques uns de nos os perdus sous la poussière et les lambeaux du plafond défoncé. J'enfourne dans un sac des poignées colorées de plastique translucide et des lettres ratées. Au mur, tout est déjà punaisé : le silence, la ville aux lueurs aveugles, le grésillement des néons sales, l'arbre parasite et puis autour, les battements alarmés de nos coeurs au fond de la cuisine miteuse. J'écoute une berceuse au piano. L'univers convulse avec son ventre ouvert pendant que des reins se creusent, peut être sous mes doigts tièdes, mon corps est un sauvage et je ne peux pas changer ce à quoi j'appartiens,&amp;nbsp;je suis amoureuse, vois-tu, de cet être défectueux qui n'a jamais été humain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-1782247988978098308?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/1782247988978098308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/11/la-vitre-eclate-dans-un-cri-aigu.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1782247988978098308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1782247988978098308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/11/la-vitre-eclate-dans-un-cri-aigu.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-3098514312530998859</id><published>2011-11-19T14:32:00.001+01:00</published><updated>2011-11-19T15:23:40.789+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je regarde du toit &lt;a href="http://whyanotherbleedingmadhouseagain.blogspot.com/2011/11/blog-post_19.html"&gt;l'horizon gémissant de mes souvenirs, ravagé par les flammes, bouffé, rongé, jusqu'au béton qui bout et crève, et le bâtiment se replie ondule râle et se tort, et puis s'écroule, vaincu&lt;/a&gt;. C'était le début du printemps et rien n'y ressemblera jamais plus. J'estime qu'il est temps alors je balance cet espoir vraiment trop beau, trop violent et trop con loin derrière le cordon de sécurité, il tombe dans la fumée compacte et lorsqu'elle le recrache, il n'en reste qu'une misère. J'ai le sourire facile et terrible, j'ai tué le rêve, et je ne rentre pas dormir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-3098514312530998859?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/3098514312530998859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/11/je-regarde-du-toit-lhorizon-gemissant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3098514312530998859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3098514312530998859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/11/je-regarde-du-toit-lhorizon-gemissant.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-5874401122963351144</id><published>2011-11-12T01:13:00.001+01:00</published><updated>2011-11-12T02:13:52.013+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Le noir dégouline lentement sur la ville cinglée par le froid et mes yeux se perdent entre les reflets des feux de signalisation sur les rails métalliques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n'endort le chaos, tu sais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-5874401122963351144?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/5874401122963351144/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/11/le-noir-degouline-lentement-sur-la.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5874401122963351144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5874401122963351144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/11/le-noir-degouline-lentement-sur-la.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-493115176668952484</id><published>2011-11-05T01:18:00.001+01:00</published><updated>2011-11-05T01:18:18.269+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je regarde cette fille dont l'unique et mordante obsession consiste en un morceau de corps sous un t-shirt, que ses mains frôlent ou ne frôlent pas. Je regarde sans crier. J'équilibre sans me trahir. Je regarde cette chair glacée qui frissonne sous l'électrochoc, je compte les creux en me mordant la lèvre inférieure. Je ne touche à rien ni personne, mais brutalement j'existe et je veux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-493115176668952484?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/493115176668952484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/11/je-regarde-cette-fille-dont-lunique-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/493115176668952484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/493115176668952484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/11/je-regarde-cette-fille-dont-lunique-et.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-6163521930601962564</id><published>2011-10-30T15:33:00.002+01:00</published><updated>2011-10-30T15:37:59.004+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je voudrais parler de ma résonance sauvage, de sa main que le vide avale, et de cette distance électrique au centre de laquelle se crache en permanence le son de mes os brisés nets.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-6163521930601962564?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/6163521930601962564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/10/je-voudrais-parler-de-ma-resonance.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6163521930601962564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6163521930601962564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/10/je-voudrais-parler-de-ma-resonance.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-428911880343558146</id><published>2011-10-26T00:42:00.001+02:00</published><updated>2011-10-26T00:44:36.209+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br /&gt;J'ai oublié le nombre de jours au bout desquels il faudra mourir, et si je ne peux rien y changer alors comment puis-je m'en souvenir, je ne serais pas héroïque.&amp;nbsp;Le silence sonne comme une goutte homéopathique de rage ceinturée au niveau des côtes, comme si j'avais deux mains à l'intérieur en train de creuser vers la sortie, j'ai un tunnel dans la poitrine au bout duquel on verra bientôt le jour ; et je suis incapable de raconter la bonne histoire, ça me mord, tire, griffe, je voudrais rire avec désinvolture et te dire que tu peux t'y fier mais j'ai la bouche flasque et les gencives qui démangent chaque fois que je me force à mentir. On m'a cloué la nuque et je suis ennuyée à l'idée d'avoir a baisser les yeux, puisqu'il faut peut être qu'il y ait une guerre j'aimerais avoir le premier acte et le planter. Je ne suis pas bonne joueuse. J'ai platement observé la scène en laissant murir quelques branches noueuses au fond de mon estomac, maintenant les tiges me sortent sur la langue et j'ai&amp;nbsp;&lt;i&gt;encore&lt;/i&gt;&amp;nbsp;ce visage qui penche bêtement la tête à droite, les yeux ronds comme ces boules de verre vides dans lesquelles on enferme la poudre, j'ai&amp;nbsp;&lt;i&gt;encore&lt;/i&gt;&amp;nbsp;ce faciès atone et ce crâne hirsute, et plus que jamais cette autre image languide et arbitrairement sensuelle, trop sévèrement cloisonnée, qui s'agite dans les artifices de son sommeil. Je déteste les mains râpeuses, je déteste ces filles avec leurs longues pattes d'araignées, je déteste ma jalousie ferrailleuse dissimulée en extravagantes courbettes et puis le froid rainurant mes doigts désarticulés, je déteste le déraillement simulé de la chair sur laquelle on appuie machinalement, mais en vrai, j'aime bien parfois qu'on me tire les cheveux. J'ai gardé les poings dans les poches pour ne rien semer des tempêtes entassées à l'intérieur, mais quelqu'un y a mis du verre. J'interviendrai pour une fois dans la marche de l'univers, et ce rien que pour ma gueule, bâtard. J'ai les mains rouges et déjà meublé tout le vide avec tous les hivers, mais il ne reste plus de bande à enrouler.&amp;nbsp;&lt;i&gt;J'ai oublié le temps qu'il nous faudra pour être enterrés&lt;/i&gt;. J'ai oublié le compte des heures avant l'issue tragique, mais j'ai retenu qu'il faudra bien aimer,&amp;nbsp;aimer sans l'amertume tranquille et inconditionnelle des enfants terribles en proie aux espoirs gaspillés, aimer sans cette sagesse usée, à l'acide chlorhydrique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-428911880343558146?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/428911880343558146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/10/jai-oublie-le-nombre-de-jours-au-bout.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/428911880343558146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/428911880343558146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/10/jai-oublie-le-nombre-de-jours-au-bout.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-7243164696015963558</id><published>2011-10-20T23:47:00.002+02:00</published><updated>2011-10-26T20:02:18.179+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je ne suis depuis longtemps plus définie par aucune rage autre que celle qui est gratuite et pour laquelle je compose des excuses.Je ne désire rien d'abordable mais putain &lt;i&gt;j'aime ce&lt;/i&gt;.Dénouement discutable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-7243164696015963558?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/7243164696015963558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/10/je-ne-suis-plus-definie-par-aucune-rage.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/7243164696015963558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/7243164696015963558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/10/je-ne-suis-plus-definie-par-aucune-rage.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-5525859830852601018</id><published>2011-10-08T01:05:00.002+02:00</published><updated>2011-10-08T17:38:51.245+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Les gens, à force d'êtres dupes, ont cessé de te voir humaine ; ils sont crédules et méprisés. Certaines choses ne changent pas, elles sont enfoncées dans ta nuque, prêtes à mordre quand ça déraille. Tu ne peux pas t'arrêter de courir, question de vanité. Tu ne pleures pas, tu ne cries pas : tu restes à jamais ce bloc de terre sèche sur lequel on s'endort mais qu'on laisse en partant ; celui qu'on arrose de salive et qui est toujours là quand tout monde s'est cassé. Une montagne. Solide, fiable sous le pied. Les garçons te disent : toi, on t'aimera jamais. Ils disent : vu ton physique, faudrait que tu niques comme une reine pour compenser. Et tu gardes ce sourire narquois planté sur tes canines. L'arrogance a toujours été la clé. J'ai besoin de personne tu dis, pourquoi j'irais baiser. C'est pas que t'es intouchable, c'est que tu maîtrises si bien l'espace autour de toi que personne ne s'y risque. T'es la reine, c'est vrai. Et tes sujets sont ces connards aveugles. Mais est ce que tu t'attendais vraiment à mieux, hein. L'univers n'est pas surprenant, il est cette plate carcasse puante et ternie qu'il faut gratter à l'ongle, jusqu'à la moelle, pour un instant sucré. L'univers est cette pute docile, et toi le lépreux téméraire qui ne veut pas raquer. Question d'orgueil, de molesse ou de fierté, au choix. Mais y'a pas de secret. Tu y perdras la peau. Tu t'y briseras les côtes et les éclats grossiers perceront ta poitrine comme des broches sur lesquelles on rôtira ta viande tendre. Tes yeux tomberont comme des fruits murs. T'es pas la fille. T'es jamais la fille et tu le seras jamais : t'es la constante zéro. Point barre. Maintenant fous moi la paix.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-5525859830852601018?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/5525859830852601018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/10/les-gens-force-detres-dupes-ont-cesse.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5525859830852601018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5525859830852601018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/10/les-gens-force-detres-dupes-ont-cesse.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-4391357433791881245</id><published>2011-10-03T00:44:00.001+02:00</published><updated>2011-10-03T00:44:40.909+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Deux centimètres carrés de peau brûlante, et ce soleil impitoyable sur des joues sales et rouges. Un étalage insolent d'hématomes au rabais. Le carnage est profond, la souffrance abordable, et la douceur, sauvage. Nous sommes beaux et vivants. Toujours.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-4391357433791881245?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/4391357433791881245/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/10/deux-centimetres-carres-de-peau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/4391357433791881245'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/4391357433791881245'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/10/deux-centimetres-carres-de-peau.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-3967853416996811781</id><published>2011-09-26T01:11:00.000+02:00</published><updated>2011-09-26T01:11:31.357+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>La rage aveugle s'épuise au lever du jour avec l'enfant terrible au sol ; et tu sais combien ils - &lt;i&gt;them,&amp;nbsp;so-called friend&lt;/i&gt;s - peuvent être décevants, avec leurs ongles et leur salive et leur maladresse, leurs tripes imbibées et leur indélicatesse accidentelle, et tu sais combien tu - &lt;i&gt;you, dismissed&lt;/i&gt; - peux toi-même te décevoir, avec ta peau aride et la persistance de l'univers à te tirer dans le dos, et tu as appris de ce que les jours ont laissé comme bible dans tes chairs tièdes ; mais quand la lumière tombe sur cette pâleur sifflante d'une joue sur un carrelage et d'un sourire apaisé, alors n'y a plus de colère et plus de guerre intérieure et juste cette note claire qui passe à travers tout, qui recouvre tout.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-3967853416996811781?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/3967853416996811781/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/09/la-rage-aveugle-sepuise-au-lever-du.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3967853416996811781'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3967853416996811781'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/09/la-rage-aveugle-sepuise-au-lever-du.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-1360958056946310346</id><published>2011-09-18T02:23:00.000+02:00</published><updated>2011-09-18T02:23:10.368+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Tu ne me &lt;i&gt;suis&lt;/i&gt; pas, dit-il, tu fais partie de mon ombre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-1360958056946310346?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/1360958056946310346/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/09/tu-ne-me-suis-pas-dit-il-tu-fais-partie.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1360958056946310346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1360958056946310346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/09/tu-ne-me-suis-pas-dit-il-tu-fais-partie.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-3570665668435925220</id><published>2011-09-14T23:44:00.000+02:00</published><updated>2011-09-14T23:45:07.353+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Comment un ventre peut il enfler autant, pauvre squelette impie qu'il entraîne en avant, et qui trébuche, des blessures d'amour-propre plein les replis qu'on dissimule. Prends ce dictionnaire, tu vois ici il est écrit qu'un corps peut gonfler sous la pression sordide des émotions qui s'entassent sous la peau, genre, quand tu ne sais pas où les jeter de peur de blesser quelqu'un. Dis, est ce que je t'ai déjà parlé de mes rapports mesquins avec la viande dans laquelle mes ongles s'enfoncent... Il faut rage et passion, il faut de l'explosion, du meurtre, du sauvage, mon ventre grogne c'est la famine, c'est lui le coupable et il brûle, il tremble, vite, mettez n'importe quoi dans ma vie et &lt;i&gt;faites moi belle&lt;/i&gt;, les stores relevés annoncent tant de ravages. A la tombée de la nuit il ne reste qu'une seule question : dans quelle peau crois-tu que je vais me glisser, celle du tueur, celle du tué, du sacrifié sur l'autel des amours injustes ? Ne le prends pas mal, mais faut jamais toucher au ventre, c'est encore trop tendre et trop vulnérable quand on se rappelle les yeux misérables et porcins de l'animal gisant sur le bas côté, celui dont j'ai tranché la panse. J'étais ce boucher à qui on a dit : f&lt;i&gt;aites moi belle&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-3570665668435925220?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/3570665668435925220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/09/comment-un-ventre-peut-il-enfler-autant.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3570665668435925220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3570665668435925220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/09/comment-un-ventre-peut-il-enfler-autant.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-6667017783605328993</id><published>2011-09-13T02:32:00.002+02:00</published><updated>2011-09-13T02:32:43.818+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;i&gt;Silence assourdissant&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-6667017783605328993?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/6667017783605328993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/09/silence-assourdissant.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6667017783605328993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6667017783605328993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/09/silence-assourdissant.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-3604283575423171049</id><published>2011-08-07T03:43:00.010+02:00</published><updated>2011-08-07T04:04:09.349+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>J'ai les doigts gourds et les cheveux ébouriffés. Mon regard figé, un peu contrit, bute sur l'écran du distributeur qui énonce &lt;i&gt;quelque chose du genre&lt;/i&gt; : va donc te faire foutre. La pluie pénètre dans mes yeux plissés, les voitures alarmées me frôlent ; au loin, tous les feux passent à l'orange. Et dans mon estomac un truc se tord en une crampe agaçante. J'ai envie de gratter la peau jusqu'à ce que ça cesse, de creuser dans mes hanches, rainurer dans le ventre, ça doit être irritant la chair coincée sous les ongles ou entre les dents mais ce serait vraiment plus simple si on pouvait s'avaler soi même, se bouffer méticuleusement, ce serait vraiment, infiniment plus rentable. Je m'assois quelque part jusqu'à ce que ça m'énerve et ensuite, je change de place. Mon bras traverse le lit en cognant l'absence d'un obstacle, ça aussi c'est assez dérangeant, sentir passer dans un sens puis dans l'autre l'éternel et commun va-et-vient de la solitude. La nuit est aussi orange que si Paris brûlait en bas, se tordait, crevait en volatiles bulles de goudron. Ce n'est pas triste. Mes lèvres inutiles s'écrasent mollement contre l'oreiller, mes paupières se serrent comme des poings, et je ne dors pas. Ce n'est pas désespéré. Je mâche des feuilles de basilic en souriant. C'est que je ne suis pas patiente. Je ne l'ai jamais été. L'ennui du vide est mon ennemi intime et je me dis &lt;i&gt;quelque chose du genre&lt;/i&gt; : je préfère à demain les heures déchirées de l'imprudence, le calme des réveils en mer, et les matins en retard où je tremble face au mur rouge.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-3604283575423171049?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/3604283575423171049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/08/jai-les-doigts-gourds-et-les-cheveux.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3604283575423171049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3604283575423171049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/08/jai-les-doigts-gourds-et-les-cheveux.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-3220287068609917057</id><published>2011-08-06T02:18:00.002+02:00</published><updated>2011-08-06T02:27:50.520+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Ils tentent de me faire causer de choses comme de la pierre qui tremblerait dans mon ventre, ils collent le canon du flingue tout contre ma gorge,&amp;nbsp;ils sont tenaillés par l'envie d'enfoncer les mots sur ma langue au burin, et quand bien même, je me contenterai de les recracher rouge pâle, abrutis de salive. Ils n'ont pas besoin de comprendre, je ne fais qu'entendre, le noir vif sur le quai, le bleu clair insolent dans l'escalier, j'écoute avec une application fébrile et la pluie frappe sans silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime que vous ne sachiez absolument pas la fermer quand il faudrait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-3220287068609917057?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/3220287068609917057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/08/on-pourrait-vouloir-me-faire-causer-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3220287068609917057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3220287068609917057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/08/on-pourrait-vouloir-me-faire-causer-de.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-5738262182089220236</id><published>2011-07-13T01:33:00.004+02:00</published><updated>2011-07-14T14:50:12.112+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Ce n'est pas la guerre, c'est plus insidieux, ce sont toutes ces choses que j'aurais voulu dire, les adieux que je n'ai pas faits à ce qui ne reviendra pourtant jamais, les promesses dont tout le monde se fout. C'est que malgré tous mes efforts, je ne peux pas m'en aller, même quand il n'y a plus de chaises et que je dois m'asseoir par terre. Ma putain de tête continue d'affirmer que ça n'a pas de sens. J'ai fait le tour de la question, au moins dix fois, cent, mille, j'en ai mâché toutes les zones d'ombres mais elle n'est pas devenue claire, seulement plus irritante. J'ai des montagnes russes dans le crâne, je revois les lanternes planer dans la nuit en velours et j'ai envie de rire pour toujours, je repense au toit et mon ventre se fendille sous l'orage, je me souviens du frère qui me tenait par la main et y'a rien à faire, ça me manque, même si on dirait bien que je ne sers plus à rien. Tu sais c'est atroce cette sensation de &lt;i&gt;no longer available&lt;/i&gt;. Ma putain de tête me dit : à quoi ça sert de t'inventer une famille si t'es pas capable de la préserver, et je ne comprends rien, je ne comprends rien à rien, est ce que je dois laisser tomber ou bien est ce que ça vaut le coup de s'acharner, qui a tort et qui a raison, est ce que je dois écouter les autres ou bien moi, qu'est ce qui existe encore, est ce que je dois me taire ou continuer à parler en espérant que ça finira par être écouté, qu'est ce que tu veux que je fasse, qu'est ce que je suis sensée penser, c'est quoi cette semi-distance à la con, est ce que c'est une punition ou bien un sauvetage dont on ne m'aurait pas informée, est ce que c'est dans ma tête, est ce que c'est juste parce que je me dis toujours que je suis pas assez bien pour que les gens restent, est ce que tu penses que tout ça a une valeur, est ce que ça t'intéresse encore, est ce que je me pose trop de questions. Pourquoi est ce qu'on ne peut pas juste retourner s'asseoir là haut et parler, hein. On dirait que tout le monde a peur dans cette histoire, tous des crétins d'huîtres, tous des gamins bornés qui se plaignent, des fuyards surprotégés, des connards qui contrôlent et résistent tellement aux émotions qu'ils doivent bouffer pour combler un vide qui ne se remplit jamais. Est ce qu'on ne pourrait pas jouer les invincibles et sauter. Imagine une imbécile heureuse sous LSD qui soudain chiale parce que c'est trop d'efforts de tendre les bras pour serrer quelqu'un. Imagine la solitude du vieillard au 9e étage. Imagine avoir huit ans et penser que l'univers n'a pas prévu de place pour toi. Imagine une cage en verre ou une connerie du genre la belle au bois dormant. Imagine ce que tu veux tant que c'est ce que t'as besoin d'entendre. On dirait qu'on a tous fermé les yeux en même temps, on dirait que plus personne ne va plus jamais dire je t'aime sinon sous MD, on dirait de la terreur mêlée de fierté, on dirait que sans les basses c'est moins beau de vivre, et pourtant, enfin bon on dirait surtout que je ne sais pas me détacher. Je pense sincèrement qu'on vaut mieux qu'un retrait contrit ou un silence gêné ou un éloignement lent et désolé. Est ce que je peux avoir une chance de m'expliquer, est ce que c'est dans ma tête que ça déconne grave, est ce que j'ai rêvé quand j'ai cru que se lier aux gens, c'était une bonne idée. Est ce qu'on peut faire mieux que tout ça. Mieux que nous mêmes. Bâtard, s'il te plait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-5738262182089220236?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/5738262182089220236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/07/ce-nest-pas-la-guerre-cest-plus.html#comment-form' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5738262182089220236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5738262182089220236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/07/ce-nest-pas-la-guerre-cest-plus.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-5970897583941353472</id><published>2011-07-03T23:01:00.009+02:00</published><updated>2011-07-11T22:32:24.718+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>J'ai regardé tellement de films d'un coup que je pourrais presque tous les confondre ; ils se rejouent dans ma tête en un flot ininterrompu, comme une bande magnétique qui se déviderait à l'infini. Parfois j'intercale quelques images de la réalité. Je mélange les personnages. Juste pour voir si ça colle avec le sujet. Quand je raconte mon histoire, on me répond toujours avec les mêmes phrases, et il est probable que si quelqu'un d'autre me l'avait racontée, j'aurais dit les mêmes choses ; l'être humain n'est pas vraiment original. Je pense que ça ne peut pas être déjà la fin mais au fond, peut être que si. Ça peut. Peut être que tu ne vas pas revenir et que les souvenirs vont peu à peu s'effacer, comme un dessin stupide dans le sable que rien ne peut sauver de la marée montante. Mes derniers mots ne valent même pas le coup d'être gardés, ils sont médiocres, c'est incroyable le nombre de banalités qu'on peut dire en une vie. J'ai évidemment cru que nous étions exceptionnels, mais c'est peut être seulement parce que j'en avais envie. Qui peut vraiment savoir. C'est facile d'inventer des exceptions quand on ne connaît qu'une infime partie du monde, mais est-ce que ça existe réellement, l'exceptionnel. Autrement que dans les instants, je veux dire. Le temps passe de manière fantasque et je me vautre dans un confortable néant. Et je regarde des films. Je me dis que j'aimerais avoir faim, ça me ferait une raison de sortir. C'est si simple de ne pas parler quand la ligne sonne indéfiniment dans le vide, ça le serait moins si l'univers tentait de me contredire, mais rien ne se passe. Je n'ai même pas le sentiment d'attendre, et à peine un soupçon de mélancolie, mais vraiment juste parce que ça va bien avec la nuit tombante et la bande-son. Je joue son jeu que je déteste, partir dans l'autre sens pour forcer l'avenir à changer de direction, mais c'est un peu genre quitte ou double, il pourrait bien s'en foutre et continuer tout droit. J'ai l'habitude d'imaginer tous les futurs possibles, mais d'habitude, j'ai moins tort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-5970897583941353472?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/5970897583941353472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/07/jai-regarde-tellement-de-films-dun-coup.html#comment-form' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5970897583941353472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5970897583941353472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/07/jai-regarde-tellement-de-films-dun-coup.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-6479945345571321143</id><published>2011-07-01T21:14:00.004+02:00</published><updated>2011-07-11T22:37:17.316+02:00</updated><title type='text'>La tendance de l'univers à évoluer en un désordre croissant.</title><content type='html'>Quand la musique diminue ça commence à me démanger alors je monte le son, je peux faire ça, me taire, mais je ne peux pas attendre juste parce que quelqu'un a peut être entendu que t'étais pas parti, c'est pas cool ici, les vers commencent à mordre. Ça doit faire 88 jours maintenant que nous sommes sans doute morts. 88 jours que je ne veux pas regarder, c'est suffisamment long tu ne crois pas, oui hein, c'est marrant d'habitude quand on me dit casse toi je reste, là c'est le contraire, y'a que le silence dans lequel je m'entends gratter les plaies. Tu vois, vouloir c'est pas assez, et de toute façon les échos ça ne peut pas suffir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-6479945345571321143?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/6479945345571321143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/07/quand-la-musique-diminue-ca-commence-me.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6479945345571321143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6479945345571321143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/07/quand-la-musique-diminue-ca-commence-me.html' title='La tendance de l&apos;univers à évoluer en un désordre croissant.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-5515662483806704452</id><published>2011-06-22T19:58:00.000+02:00</published><updated>2011-06-22T19:58:02.386+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;i&gt;The morning rain makes me happy.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-5515662483806704452?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/5515662483806704452/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/06/morning-rain-makes-me-happy.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5515662483806704452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5515662483806704452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/06/morning-rain-makes-me-happy.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-357293195855459465</id><published>2011-06-19T23:35:00.002+02:00</published><updated>2011-07-11T22:40:34.854+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Ecoute moi, dis quelque chose, parle moi ça se fissure, où t'es, qu'est ce que tu deviens, pourquoi tu disparais de plus en plus dans cette autre version de toi qui ressemble à un mur, pourquoi est ce que tu balances les gens comme des pierres et puis que tu les regardes couler en rigolant, est ce que t'es mal, est ce que t'es heureux, pourquoi tu veux pas répondre à la question, on se voit quand, pourquoi est ce que je me casse et que ça ne change rien, attends, on reprend du début, écoute moi, parle un peu, elle est où l'insouciance, quand est-ce qu'on a changé on dirait des vieux cons, aigris, t'es où tu fais quoi, t'es qui, reste, reviens, écoute, pars pas, écoute putain je suis pas ton ennemie, pourquoi tu veux pas m'entendre, tu sais je suis pas aveugle, ah oui tu sais, alors ça te coûte quoi hein, qui a cogné l'automne, reviens tu manques, bâtard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime pas ce super nouveau silence et je vous emmerde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-357293195855459465?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/357293195855459465/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/06/ecoute-moi-dis-quelque-chose-parle-moi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/357293195855459465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/357293195855459465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/06/ecoute-moi-dis-quelque-chose-parle-moi.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-5219713354775959540</id><published>2011-06-10T23:37:00.001+02:00</published><updated>2011-07-11T22:41:32.490+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Traverser ta rue me fait réaliser que ce n'est plus ta rue, je me rappelle la vue depuis ton toit et ce gigantesque navire qui émergeait du parterre de cheminées, on aurait dit qu'il rugissait, je te demandais toujours son nom et j'ai chaque fois laissé tomber ce mot dans le ciel si vaste, c'était cette impression de sérénité infinie qu'on attrape à flotter sur une ville noyée, je me rappelle dormir à côté de toi et parfois rire, parfois pleurer, je me souviens t'aimer comme personne ni avant, ni jamais. Je me souviens des codes et des adresses et de combien on s'est déchirés sans jamais réussir à se faire fuir, j'ai souvent envie de me dire, je rentre à la maison, et j'aimerais de temps en temps penser que tu seras encore là pour m'emmerder même s'il ne reste plus rien de ceux que nous avons été, ensemble - vivre ici correspondait à ce futur commun, à cet espoir dont tu avais forcé l'accès pour me garder, c'était la grande promesse de l'amour éternel, crashée, piétinée, haïe puis finalement modulée en cette note plus sage et plus durable que sont les vieux amis, et tu comprends, qui m'écrira des chansons maintenant que t'es parti, qui me dira encore que je suis belle, autant qu'une symphonie de Beethoven, qui me lassera de Bob Dylan et m'embrassera dans l'escalier pour effacer la tristesse causée par l'enfant terrible, qui me serrera assez fort pour que je sente ma colonne vertébrale craquer. Qui effacera ce sentiment mesquin de solitude, si t'es plus là, si l'autre ne me parle pas, si la vie s'accélère jusqu'à me faire pâlir. Au fond je pensais trois ans suffisants pour me faire à ton absence, mais tu n'as jamais été plus loin qu'à quelques rues, depuis le premier jour, et aujourd'hui ce sont des frontières et puis ce silence radio, et je voudrais te dire, mais je ne sais même pas où tu est, je voudrais te dire que tu me manques. Et puis c'est tellement étrange de penser que ce n'est plus jamais ici que tu vas rentrer. Paris désert, bonsoir...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-5219713354775959540?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/5219713354775959540/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/06/traverser-ta-rue-me-fait-realiser-que.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5219713354775959540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5219713354775959540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/06/traverser-ta-rue-me-fait-realiser-que.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-8718144209713151279</id><published>2011-06-09T18:48:00.001+02:00</published><updated>2011-07-11T22:17:29.449+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Tous ces stupides et insensés possibles se refusent à mourir, en fait c'est pire, ils gagnent du terrain. Et je ne peux que les regarder du haut de ma tour qui tremble. De temps en temps, je comprends que je livre bataille dans les deux camps, et j'essaie de choisir - mais tu comprends, j'ai un gros problème avec la raison et le renoncement.&lt;br /&gt;Ainsi qu'avec les yeux trop clairs, mais ça, c'est encore autre chose.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-8718144209713151279?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/8718144209713151279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/06/tous-ces-stupides-et-insenses-possibles.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8718144209713151279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8718144209713151279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/06/tous-ces-stupides-et-insenses-possibles.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-7830055683688165267</id><published>2011-06-06T02:12:00.006+02:00</published><updated>2011-07-11T22:54:24.594+02:00</updated><title type='text'>(something about getting stronger)</title><content type='html'>Du coup je repensais à tous ceux à qui j'avais fait monter huit étages pour mieux les mépriser après et je sentais les griffes sales de quelque chose me racler le fond de la gorge, et cette même excroissance houleuse enfler dans mes poumons jusqu'à les noyer, j'y pensais parce que je venais d'avouer que, ok, en vérité, j'avais fait une exception, et il fallait bien que j'admette, puisque je le disais et que les paroles font la réalité, que ça n'avait été ni insurmontable, ni douloureux. C'était comme si j'avais rompu un pacte secret, ça sonnait comme un crime, avec ce même goût dégueulasse sur la langue. L'histoire veut qu'ensuite, il y eut quelques marches solitaires dans des nuits pluvieuses, beaucoup de reflets indifférents et de bulles éclatées dans les flaques, et des minutes, qu'on ne peut pas qualifier d'heures mais de très longues minutes, très lentes, sourdement rythmées, arbitrairement intimes, à traîner des pieds sur le goudron de la ville déserte et puis autant de ce faux silence qui y règne, jusqu'à ce que je comprenne, ou juste que j'avoue, que j'étais cachée confortablement derrière ce mensonge disant : je ne peux pas faire autrement. C'était la vérité, un jour, il n'y a pas si longtemps je n'ai pas si vite oublié, évidemment, mais ça a convulsé jusqu'à crever, les crocs entrouverts sur le vide. Un samedi je crois. Peut être qu'il n'y a plus de vengeance, et que j'ai marché suffisamment loin pour que les hyènes se soient lassées. Peut être que c'est ça, la conséquence positive. Ça ferait probablement de l'univers quelque chose de terriblement moins con que ce que j'ai pu penser.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-7830055683688165267?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/7830055683688165267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/06/du-coup-je-repensais-tous-ces-mecs-que.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/7830055683688165267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/7830055683688165267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/06/du-coup-je-repensais-tous-ces-mecs-que.html' title='(something about getting stronger)'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-5780329894761731982</id><published>2011-05-26T07:20:00.006+02:00</published><updated>2011-07-11T22:23:57.401+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Deux crétins essayant de baiser tout en parlant des autres, tu sais, du genre &lt;i&gt;nous sommes amoureux d'une réminiscence ou d'un espoir minabl&lt;/i&gt;e, l'un dit&lt;i&gt; pathétiques&lt;/i&gt; et l'autre&amp;nbsp;&lt;i&gt;désespérés&lt;/i&gt; mais au fond tous les deux pensent être plus forts que ce sentiment débile, et ils tentent quand même, honnêtement, sans prétendre réellement se plaire, juste pour passer le balai sur deux coeurs salement corrompus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissez moi vous dire combien c'est inefficace.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-5780329894761731982?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/5780329894761731982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/05/on-essayait-de-baiser-tout-en-parlant.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5780329894761731982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5780329894761731982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/05/on-essayait-de-baiser-tout-en-parlant.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-8461427427372560929</id><published>2011-05-10T00:20:00.000+02:00</published><updated>2011-05-10T00:20:43.760+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;i&gt;I believe there's something which stays immortal, whatever happens.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-8461427427372560929?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/8461427427372560929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/05/i-believe-theres-something-which-stays.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8461427427372560929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8461427427372560929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/05/i-believe-theres-something-which-stays.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-1414298436314746154</id><published>2011-04-28T23:40:00.003+02:00</published><updated>2011-06-07T03:57:51.932+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Peau papier de verre, fantômes en fond de page, résolutions faiblardes, sous révolte d'insecte enragé, mêmes questions, grand théâtre, fin si triste, pas de fin, pas d'histoire, pas de souvenirs. Plus d'électricité. Personne n'a quitté la pièce. Tout dans le crâne, voir faux, sentir faux, se jeter, folle. Nuque brisée, serrée trop fort. Cheveux tirés. Personne ne sort. Corps élastique ; planté de couteau, retour dans cinq minutes. Parler moins, clouer l'énorme bouche, vorace. Trop tard. S'en foutre. Inconsolable petit bâtard, poches vides. Pas de mue. Toujours soi, moi, toi, personne. Sauvagerie au placard, ventre enflé. L'univers dit : regarde, touche pas. Connard d'univers.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-1414298436314746154?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/1414298436314746154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/04/la-peau-papier-de-verre-des-fantomes-au.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1414298436314746154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1414298436314746154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/04/la-peau-papier-de-verre-des-fantomes-au.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-688505935237070237</id><published>2011-04-27T18:24:00.000+02:00</published><updated>2011-04-27T18:24:16.711+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Se réveiller les yeux dans le vague et le ventre en colère, vouloir encore encore encore et être face au mur, ne surtout pas s'écouter penser, bouffer des glaçons, ignorer la scène du crime et juste s'endormir en silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I miss you sometimes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-688505935237070237?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/688505935237070237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/04/se-reveiller-les-yeux-dans-le-vague-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/688505935237070237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/688505935237070237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/04/se-reveiller-les-yeux-dans-le-vague-et.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-8993190488022044218</id><published>2011-04-21T14:56:00.002+02:00</published><updated>2011-06-07T04:06:40.201+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Un accident cosmique dans le chaos universel - ça arrive des fois, maintenant on peut arrêter d'en parler.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-8993190488022044218?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/8993190488022044218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/04/un-accident-cosmique-dans-le-chaos-de.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8993190488022044218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8993190488022044218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/04/un-accident-cosmique-dans-le-chaos-de.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-775425181027207433</id><published>2011-04-18T00:40:00.009+02:00</published><updated>2011-07-11T22:31:17.773+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;i&gt;Comme ce gamin stupide à qui tu donnes un jouet pour le reprendre ensuite et qui pense, ce crétin, il pense, comment est ce que j'ai pu croire que c'était réellement pour moi. Un gosse bébête, imagine le avec des yeux de poisson clairs et un peu de bave aux coin de la bouche, tu peux lui secouer la gueule comme une boule à neige, et y'a des pensées qui se mettent à voltiger dans tous les coins... Un bordel monstrueux&lt;/i&gt;. Arrête bâtard je dis, arrête bâtard et tu nies, d'ailleurs je ne sais plus qui détient la vérité, surtout quand tu rajoutes : t'as qu'à me foutre une droite. Alors je m'arrête moi et je constate seulement qu'on est plutôt cons. Je bois, je vois du rouge qui dégouline sur toutes les façades, j'implose de colère sale et je frappe les vitrines, je te laisse les néons, stop. J'invente des métaphores pour que tu deviennes criminel, je suis de mauvaise foi mais ça ne prend pas, j'arrive pas à t'en coller une ; chaque seconde me rappelle que t'es humain. Et moi pareil. Je veux rentrer à la maison, ok.. Les doigts bleus et l'air contrit. Je m'acharne sur toi pour ne pas dire : j'ai bêtement la rage et je morfle un peu. Au fond, je t'ai donné raison.&lt;i&gt; Et la neige retombe, les clébards se la ferment. La nuit nous efface. Le gosse, tu lui tends un mouchoir pour qu'il essuie sa morve et lui, il te sourit avec tellement de force.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;A force d'être odieux, on finira par se cogner la tête sur le trottoir, et puis quand on aura compris que c'était pas une bataille, on se réconciliera. D'ailleurs on est pas fâchés. C'est juste une fenêtre trouble sur la cour d'à côté. Un terrain de jeu. Une partie d'échecs. Si quelqu'un se tire, tout le monde perd. Ne me demande pas ce que je veux dire ; je cause seulement de choses qui n'ont pas existé, n'existeront pas. Pigé ? Parce qu'ici la réalité est lourde et inébranlable. Inévitable. &lt;i&gt;Bang bang, still not dead.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-775425181027207433?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/775425181027207433/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/04/comme-ce-gamin-stupide-qui-tu-donnes-un.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/775425181027207433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/775425181027207433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/04/comme-ce-gamin-stupide-qui-tu-donnes-un.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-280456925090226179</id><published>2011-04-03T21:59:00.001+02:00</published><updated>2011-04-03T22:04:55.403+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>J'ai oublié comment on parle mais j'ai trouvé, peut être, un abri pour les idéaux.&lt;br /&gt;J'ai laissé les mots sous le paillasson pour ne pas tout salir. Il est trop tard ou trop tôt.&lt;br /&gt;Je n'ai pas encore trouvé l'interrupteur, alors il fait nuit et je ne sais pas ce qu'il se passe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-280456925090226179?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/280456925090226179/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/04/jai-oublie-comment-on-parle-mais-jai.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/280456925090226179'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/280456925090226179'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/04/jai-oublie-comment-on-parle-mais-jai.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-3236741987926723905</id><published>2011-03-29T01:47:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T12:30:34.826+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Nothing left to say.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-3236741987926723905?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/3236741987926723905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/03/nothing-left-to-say.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3236741987926723905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3236741987926723905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/03/nothing-left-to-say.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-3680365986700050176</id><published>2011-03-17T21:35:00.000+01:00</published><updated>2011-10-05T16:48:47.257+02:00</updated><title type='text'>Le quotidien s'écrase, enroulé sobrement dans la solitude aigre d'une couverture pelucheuse</title><content type='html'>On se trompe certains jours tu vois, les deux genoux dans l'erreur et le nez paresseux, c'est un médiocre tapis d'hiver fallait pas enlever tes chaussettes ici, mais qu'est ce que tu fous, là ? C'est une soirée à passer en haut, sur le toit, entre deux barreaux de l'échelle, les yeux dans le vide et les joues rouges. La pénombre comme oreiller. Epaule contre épaule, défenses contre défenses c'est un pacte de guerrier, on finira débris d'ivoire et coeur battant, paume contre paume. C'est une nuit à raconter des histoires au coin du brasier qui me déchire le dos ; désape toi en mots il ne fera pas froid, puis si tu voulais la fermer fallait y penser plus tôt. Maintenant je veux tout connaître par coeur, je veux en croire un oeil, deux yeux, tous mes regards même cloués au réveil ; j'en veux plein la rétine jusqu'à ce que ça tâche mon t-shirt et que ça déchire mes collants. Les piafs, ils font rien que s'encanailler. Souffle doucement ou brûle toi la langue, du café, du rhum, du thé, même de l'eau chaude, ça ira, tu crois que quelqu'un dort sur la bouche d'aération tout au sommet du monde, je ne sais pas, le secret tu comprends c'est juste de bien laisser bouillir dans les artères jusqu'à ce que le soleil se trahisse. Il faut qu'on inverse mec, qu'on échange, l'envers de la loi du talion, toi l'air et moi les pulsations, prends, sers toi, puise et creuse et arrache j'ai des réserves, jure et plante toi ça dans le corps, passe moi les fils, je soude, on sera des tricheurs, des mauvais perdants, des petits cons et des grands fous, les accrocs de l'éternité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-3680365986700050176?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/3680365986700050176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/03/le-quotidien-s-enroule-sobrement-dans.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3680365986700050176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3680365986700050176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/03/le-quotidien-s-enroule-sobrement-dans.html' title='Le quotidien s&amp;#39;écrase, enroulé sobrement dans la solitude aigre d&amp;#39;une couverture pelucheuse'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-39238538862946690</id><published>2011-03-15T20:36:00.000+01:00</published><updated>2012-01-24T12:32:25.603+01:00</updated><title type='text'>Alors hier</title><content type='html'>Alors je suis rentrée, les mains dans les poches et l'autre qui râle derrière, des minutes entières j'ai regardé dormir l'oiseau ébouriffé et décidément il est trop tard pour me mentir, trop tard ou trop tôt, je suis fatiguée aujourd'hui j'ai cette piqure dans la nuque comme si un pan entier du monde venait s'ébrécher sur le coin de ma gueule. Je suis fatiguée, j'ai envie de te serrer dans mes bras, je remonte, je ne compte plus les escaliers j'ai oublié. J'ai peur, mais personne ne me dit de quoi, c'est juste ce goût dans la bouche, ferraille-sel-bile, quelqu'un a fait un noeud avec mes tripes et pourtant j'vous jure j'avais rien commandé, j'peux pas manger j'ai chaud j'ai froid j'ai mal au dos mais non j'suis pas malade, je crois au final que c'est moi même qui me terrifie, comme si j'allais soudain desserrer les doigts, lâcher prise, je deviens trop sensible quelqu'un m'a aiguisée sur le fil du rasoir, animal peureux et renfrogné dans le fond du terrier je cherche des excuses à cette angoisse paralysante, le plus dur tu vois, c'est encore de les avoir toutes épuisées, c'est rien ça va passer tu sais, ça ira mieux demain, j'ai peur pour hier pour des choses déjà remblayées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je suis ici et tout va bien mais mon ombre joue l'ogre aux ongles effilés, je ne comprends pas et puis j'ai envie de t'embrasser parfois, j'ai tout imaginé de travers, ça ne fait rien, dors encore, c'est l'infini qui me travaille mais tu sais bien que j'ai la peau dure, j'apprendrai à dompter les tempêtes qui me massacrent le corps, je réciterai les mots doucement pour me tenir debout, je resterai à côté de toi et de temps en temps je te tiendrai la main, juste de temps en temps, je ne suis pas une fille vorace, j'oublie la sauvagerie dans la communion et le bleu vient tirer sur mes joues jusqu'à ce que je sois obligée de rire, je bataille pour de faux sur mon navire qui reprend de l'allure, le vent caresse mon crâne au travers des cheveux trop courts mais hé, je ne suis pas un garçon j'te jure, j'aimerais bien qu'un jour tu me regardes juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j'ai trop parlé, puisque je ne pouvais plus écrire j'ai tout englué de paroles, je me suis emmêlée de salive et j'ai créé des liens que je ne sais pas défaire, j'ai alimenté mes folies bancales à force de remuer la langue, je ne dis pas que j'aurais mieux fait de me taire mais je ne sais pas m'y prendre avec cette intimité, je me prends les pieds dedans, je me mords les joues, je trépigne, je m'agace, j'essaie de tirer sur mes illusions pour qu'elles tombent dans la réalité. Je suis tour à tour susceptible et jalouse, heureuse et libre, timide et complice, impitoyable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j'ai trop pensé, je me suis rongé les nerfs et j'ai tout démonté pour mieux refaire, je nous ai recollés dans vingt, cent, mille deux cent seize univers, j'ai découpé mes yeux et je les ai postés, je suis devenue aveugle et je suis sûre que le facteur connaît mon écriture, j'ai continué de trop penser je ne peux plus m'arrêter, c'est l'avalanche. Je suis au bout de la faille où tout est presque transparent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j'ai fait le plein d'espoirs, j'en ai pris beaucoup trop, je les ai plantés dans mon ventre avec de la terre et de l'eau sale et je me suis dit, on verra bien. Ils affleurent sous ma peau et elle crève par endroits, des brassées d'espoirs, des qui vont bien et d'autres qui se tordent, blessés, entre le ciel et l'underground je suis écartelée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quelqu'un m'a demandé, est ce que t'es amoureuse, et j'ai répondu, bêtement : de qui ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-39238538862946690?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/39238538862946690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/03/alors-hier.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/39238538862946690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/39238538862946690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/03/alors-hier.html' title='Alors hier'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-8393247205257534770</id><published>2011-02-01T23:44:00.000+01:00</published><updated>2012-01-24T12:33:30.659+01:00</updated><title type='text'>...</title><content type='html'>Scier la fenêtre, tu vois, scier cette bonne vieille fenêtre cette enflure de bois et taper dedans pour garder un peu de chaleur. Ne comprendre ni la rue si froide, ni l'obstination de la grosse femme à me réchauffer les doigts. Elles vont bien mes mains elles sont pleines de patience c'est tout. Laisse tomber madame, j'ai des gants. Mes idées s'effilochent comme un vieux pull que tout le monde raclerait à coup d'ongles. Je n'ai envie de tomber que dans le bleu, le trop bleu, mais nos pas s'étirent en kilomètres et bordel c'est le carrelage qui me caresse la joue comme ça, presque tendrement. C'est con un corps. Tu sais. Le sol est jonché d'alligators indolents.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-8393247205257534770?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/8393247205257534770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/02/blog-post.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8393247205257534770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8393247205257534770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/02/blog-post.html' title='...'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-8677151571741416760</id><published>2011-01-20T23:32:00.000+01:00</published><updated>2012-01-24T12:35:28.287+01:00</updated><title type='text'>Nous sommes l'immortalité défectueuse.</title><content type='html'>J'ai exploré les recoins du silence, pataugé laborieusement dans sa panse hostile et pas franchement apprivoisée - décroché son stupide coeur bleuté entre le pouce et l'index - essayé de me parler à moi même mais là, je n'ai réussi qu'à me fendre le crâne. Du premier coup. Grammaire et conjugaison se sont sévèrement ramassé la gueule, sans rien me dire, au réveil je n'ai trouvé dans mes chaussures ni excuse ni explication et tu sais les mots n'avaient pas plus de sens que des torchons seulement cette sonorité doucement familière et pourtant absente. J'ai ramassé ma dignité comme un chiffon sale dans le verre en étoile. Et je t'ai emboîté le pas. C'est con à dire mais j'avais pas aussi bien dormi depuis des semaines. On pourrait croire que la solitude endurcit seulement mais en vérité elle grise les contours de mon visage pour mieux m'enfoncer la vulnérabilité dans le dos, quelle pute, quelle traîtresse, bien sûr j'aime jouer l'ombre et déambuler sur les trottoirs évidés par le gel comme un stand de poissons sans mer - ne pas ouvrir la bouche c'est apaisant - mais au fond tout au fond j'ai jamais eu si froid la nuit. Sur l'écran ratatiné de l'inconnue x défilent des photos que je n'aurais pas pu prendre, oui tu as l'air heureux maintenant, tu as l'air heureux comme à l'époque peut être et ça me fait plaisir, puisque mes souvenirs sont punaisés au mur et jaunissent puisque moi même, je ne me rappelle pas. Je te parle du présent avec mes mains volubiles et mes yeux cernés, tu ne m'écoutes pas vraiment tu ricoches juste sur certains mots, secoue la tête, m'ouvres la porte quand tout prend l'odeur d'un tic-tac sordide.&lt;i&gt;Viens&lt;/i&gt; contre &lt;i&gt;stop&lt;/i&gt;, trois codes, deux escaliers, les visages familiers si terribles à toucher, la réalité intransigeante contre l'infini des possibles, le désert la sécheresse et la peau qui jamais ne change, la vieillesse dans mon timbre et la jeunesse planquée entre tes doigts, dans la tiédeur d'une poche. Les portes restent ouvertes mais derrière on ne trouve plus rien. La jolie fille évidemment a foutu le camp depuis un bail et je l'ai probablement voulu, je range les livres dans un carton, un jour j'irai les rendre. La tête posée sur l'épaule j'aimerais que tu continues de parler, je pense souvent aux choses qui ne vont pas se produire et je ne sais pas exactement quoi espérer dans ce bordel suave alors je me contente de changer la couleur des draps. Marin raté en haut du phare, j'ai de temps en temps envie d'une clope en regardant la ville s'écraser en contrebas sur ma falaise, j'ai de temps en temps envie de les embrasser, les embruns, les enfants avec leurs immenses yeux gris, des yeux d'animaux pris dans les phares d'une bagnole à la fois invaincus et résignés, à la fois tristes et bourrés d'espoir, j'ai parfois envie de les inviter mais à ce moment là il n'y a déjà plus personne, les chaises sont vides, alors je rentre chez moi la poitrine pleine de &lt;i&gt;putains&lt;/i&gt; de sourires bêtes et de&lt;i&gt; putains&lt;/i&gt; de sanglots de crocodile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-8677151571741416760?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/8677151571741416760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/01/nous-sommes-l-defectueuse.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8677151571741416760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8677151571741416760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/01/nous-sommes-l-defectueuse.html' title='Nous sommes l&amp;#39;immortalité défectueuse.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-111867310287504412</id><published>2011-01-04T00:55:00.000+01:00</published><updated>2012-01-24T12:36:01.396+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>220 volts dans les dents, mais c'était beau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-111867310287504412?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/111867310287504412/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/01/jai-pris-220-volts-par-la-bouche-au.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/111867310287504412'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/111867310287504412'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2011/01/jai-pris-220-volts-par-la-bouche-au.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-2031846826200466930</id><published>2010-12-23T23:41:00.000+01:00</published><updated>2012-01-24T12:37:02.756+01:00</updated><title type='text'>Easy love.</title><content type='html'>C'était pas évident les premières heures de ne pas marcher dans le cercle, on est si proche toujours du vide, claquer en boule dans un fossé humide ; c'était pas évident mais c'est l'enjeu aussi : ne pas sauter dans les flaques puis se laisser repêcher, sortir de l'eau, sécher à sa propre chaleur. C'est pas évident l'arrogance mais tellement plus facile de survivre en évitant les balles. Je me souviens bien sûr avoir dit un jour à propos de l'arrogance : toujours jugée, toujours coupable ; mais c'était une autre année, une autre fille et le poids des fractures. Rien n'accepte jamais de se figer. J'ai arrêté le scotch et les bassesses craintives, même en ayant tout juste l'assurance encore emballée qu'on gagne à planter ses ongles dans une falaise. On s'aperçoit presque trop vite qu'il s'agit seulement de craie et qu'on peut y graver sa propre version de l'histoire. J'ai recraché ma langue et rampé avec la terreur comme un corps entier contre moi, mais tu sais plus t'es haut plus la vue est si belle qu'elle t'en arrache les yeux, alors je ne saurais sans doute pas m'arrêter à ça. Peu importe le nombre de tes phrases identiques, une même parole ne peut pas compter deux fois pareil. On barre. C'est le genre de truc pour lequel les chiffres sont forcément inexacts. Je brûle les reliques pour avoir plus de lumière, les souvenirs suffisent je n'ai plus besoin de preuves. C'était comme des ventouses qui me conservaient les épaules courbées dans le fond du bocal. Un grotesque poulet plumé dans le formol. J'aurais du te dire que je t'aimais quand c'était vrai mais ça n'aurait sans doute rien changé. Quatre grosses aiguilles et un trou plus tard mon dos se redresse à l'insolence.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Je n'ai plus besoin de preuves parce que je ne suis plus la seule à me rappeler. Après c'est facile, on se dit soudain qu'on a pas besoin de tout l'amour du monde, alors on éclate de rire et puis on respire un bon coup. Et ensuite. Je sais exactement ce qui reste une fois l'ardoise effacée, et c'est pas grand chose à vue d'oeil mais comme j'idéalise à mort ça reste largement suffisant pour une apocalypse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-2031846826200466930?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/2031846826200466930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/12/easy-love.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/2031846826200466930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/2031846826200466930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/12/easy-love.html' title='Easy love.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-57575155103440232</id><published>2010-12-09T00:14:00.000+01:00</published><updated>2012-01-24T12:38:56.225+01:00</updated><title type='text'>Regarde pas en bas.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En même temps que je creuse des tranchées dans mon assiette je tends machinalement l'oreille au beau milieu de leur conversation, il faut toujours que ça cause d'amour chez les filles si bien foutues de mon bord de table. Il faut toujours que je la ferme, faute de raison. Quelqu'un balance, tu sais le plus dur c'est de réapprendre à dormir tout seul et j'ai ce ricanement étonné de la phrase qui ressort d'une autre histoire, alors je dis par dessus mon plateau, le plus chiant, c'est le froid, mais avec ma voix de gamin qui mastique les mots, ça ne s'entend pas. Le bordel mon gars, découle du fait que ça caille sévère. A ma droite, je vous présente la silhouette emmitouflée de la camarade qui plante les mauvaises idées dans mon crâne ahuri, paie ton coup vicieux de clou gratuit, si elle ne parlait pas tu vois je n'aurais pas été pêcher la sensation étrange d'être comme triste, comme jalouse, comme le gras de la viande sur mon couteau, je serais restée pile à ma place et mon sourire facile ne risquerait pas de peler dans le fond d'un verre de vinaigre. J'émiette mon pain sec pour en faire des balles mais je ne recharge que du vide, mon regard dans la vitre n'a plus rien de celle qui criait vengeance en disant un jour, je serai la plus belle, et puis alors, qu'est ce que tu veux que je fasse de ça, de ces pensées d'hiver qui cavalent sur mes cuisses, du tas de sentiments graisseux qui prend la poussière et de moi qui tousse par dessus, qu'est ce qu'elles essaient de déboulonner chez moi en me demandant hé, tu serais pas un peu amoureuse ? Non écoutez j'ai déjà des bleus. Je regarde mon plateau ou mes chaussures, ou la neige qui s'écrase sur le bitume exactement comme sur le toit de ma maison abandonnée, je fixe le néant plutôt comme si &lt;b&gt;&lt;i&gt;ça n'allait &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;plus jamais arriver&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; et j'évite mon reflet. La véritable galère, c'est le froid bien sûr mais aussi toutes ces conneries luisantes que les solitudes finissent par dégoupiller sur mes lèvres refroidies.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-57575155103440232?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/57575155103440232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/12/regarde-pas-en-bas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/57575155103440232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/57575155103440232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/12/regarde-pas-en-bas.html' title='Regarde pas en bas.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-2078766633395182104</id><published>2010-11-30T01:29:00.000+01:00</published><updated>2012-01-24T12:40:13.362+01:00</updated><title type='text'>You have no idea.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme je ne dis rien, on m'invente des secrets, et quand je me tire ce sont les murmure qui grandissent pour répandre l'idée que, sans doute, j'ai trouvé où crécher et je ne veux pas que ça se sache. Les filles me parlent comme si ça les faisait baver de joie l'idée de me voir serrer quelqu'un mais j'ai rien à leur refiler, leurs molaires broient du vide, je dors avec trois oreillers un pyjama, un pull et un bonnet et c'est pas si terrible tu sais, la solitude, ça glisse tout seul au fond du gosier. Je prends toute la place avec moi même et j'ai toujours la couette. Depuis octobre j'ai presque plus jamais envie de me pousser sur les côtés. Je raconte à la blonde en bavant du brouillard, c'est enfui depuis un bail mais j'ai laissé filer le chagrin aussi c'était franchement infect, je souris dans le froid épais quand mon portable vibre et je souris encore pour les laisser penser que j'ai réellement des choses à cacher. Je découpe un carré pour réparer une main, j'arrache un doigt pour combler un vide, c'est à ça que j'occupe mon silence tu vois, rien d'extraordinaire, on est bien d'accords la couture c'est pas mon rayon mais c'est pas la question. J'ignore les questions, majoritairement. T'as vu comme c'est petit le chas d'une aiguille ? C'est ténu et solide, ça te rappelle rien. Comme l'hiver s'assoit lourdement sur les genoux des mioches, la cohorte sauvage s'ébranle, grince des mâchoires en direction du cœur, migre du banc jusqu'à la bouche d'air tiède. Je me retrouve à peser mon reflet sur des vitres où l'humidité dégouline, l'oreille sourde, je me retrouve accrochée quand le vertige me chope et c'est ça qui les fait causer, les braves gens. Comme les feuilles se craquèlent et les poupées perdent la tête je continue de me taire dehors et d'apprivoiser l'électricité au fond de la cave. Je m'habitue à ne ressembler qu'à ça. Mais fais moi plaisir, dis moi que des fois, je suis jolie quand même.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-2078766633395182104?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/2078766633395182104/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/11/you-have-no-idea.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/2078766633395182104'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/2078766633395182104'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/11/you-have-no-idea.html' title='You have no idea.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-3052338074535890583</id><published>2010-11-29T02:01:00.000+01:00</published><updated>2012-01-24T12:40:22.098+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;T'as vu il neige. Tu viens, on se casse ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-3052338074535890583?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/3052338074535890583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/11/tas-vu-il-neige.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3052338074535890583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3052338074535890583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/11/tas-vu-il-neige.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-8761174131916128070</id><published>2010-11-22T22:37:00.000+01:00</published><updated>2012-01-24T12:41:19.192+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;Le front contre le plexiglas tu veilles sur ton silence borné, et le bois plein d'échardes garde la trace de tes pieds trempés. T'envoies dans un coin de ta tête des lettres que tu ne peux pas écrire, mais tu sais bien que. Alors ça ira.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-8761174131916128070?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/8761174131916128070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/11/le-front-contre-le-plexiglas-tu-veilles.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8761174131916128070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8761174131916128070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/11/le-front-contre-le-plexiglas-tu-veilles.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-7314846812996077224</id><published>2010-11-19T12:23:00.000+01:00</published><updated>2012-01-24T12:41:55.752+01:00</updated><title type='text'>Novembre.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Trop fatigué pour dormir, t'écoutes l'hiver passer sous les vitres et ta clope a un goût d'épices. Le monde est juste à ça de toi tu sais, juste à côté mais ça ne suffit jamais, on dirait que cette réalité ne colle pas avec le reste, tu sais jamais exactement quand t'es réveillé. On dirait bien que t'as rien à dire. Tu gardes les dents serrées sur l'humidité granuleuse à travers laquelle la nuit déchire sereinement les volets. Tu plaques tes sueurs froides contre les oreillers, tu mélanges les couleurs aussi fiévreusement qu'on trie les déchets, sans réfléchir, tu fermes les sacs poubelles à double tour et passe encore une fois l'éponge, c'est aussi dur de ne pas t'ennuyer que de ne pas imaginer toutes les choses qui ne vont pas se produire. Quelque part, il existe peut être un mot pour t'ordonner de la mettre en veilleuse, en attendant tu gardes les yeux grands écarquillés. Le froid est saisissant comme une baffe dans ta gueule et ça te fait sourire. Il ne manque que la neige et l'appareil photo pour des images parfaites - la neige encore on peut s'arranger mais va falloir songer à braquer une banque ou bien faire la pute, bad boy.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-7314846812996077224?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/7314846812996077224/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/11/novembre.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/7314846812996077224'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/7314846812996077224'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/11/novembre.html' title='Novembre.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-4973929686244075118</id><published>2010-11-17T23:50:00.000+01:00</published><updated>2012-01-24T12:42:22.081+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Comme un vieux gamin privé de sortie je saute par la fenêtre,&amp;nbsp;et après je promets de ne pas recommencer.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-4973929686244075118?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/4973929686244075118/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/11/comme-un-vieux-gamin-prive-de-sortie-je.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/4973929686244075118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/4973929686244075118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/11/comme-un-vieux-gamin-prive-de-sortie-je.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-6834938615899083530</id><published>2010-11-01T12:44:00.000+01:00</published><updated>2012-01-24T13:12:27.343+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Ensuite c'était moi des graviers dans la bouche, et tu sais le plus terrifiant c'était pas l'idée de crever là tu vois, c'était ne pas savoir si t'étais vivant, c'était ne pas juste me tenir à ton bras, c'était qu'on avait dit : ce soir, on meurt ensemble, et que les cheveux dans cette flaque ou les gens ont pissé juste avant que je tombe, ça a pris un autre sens. Le plus terrifiant, c'était l'intensité de ce sentiment qui me disait, ne ferme pas les yeux, et puis il y avait ce trou noir, ce havre de néant dans lequel il semblait si tentant de s'enfoncer, couler à l'intérieur du sol, mais t'étais pas là alors je suis allée chercher au fond de ma gorge le poison, je l'ai arraché avec du sang sur les doigts, et je me suis cognée aux murs pour réussir à me relever, parce que j'étais bien obligée de d'abord te retrouver.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-6834938615899083530?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/6834938615899083530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2012/01/ensuite-cetait-moi-des-graviers-dans-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6834938615899083530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6834938615899083530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2012/01/ensuite-cetait-moi-des-graviers-dans-la.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-1829225205258691784</id><published>2010-10-20T08:05:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T12:46:25.721+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je préfère les chiffres ronds et tu sais quoi, j'aimerais en rester là mais on choisit pas hein, on choisit pas. On construit puis on casse, la vie c'est comme les légos, on recharge les flingues mais au final, y'a jamais de balles. Alors on reste comme des cons. Je peux pas écrire parce que la détente reste coincée. Vas-y, verse donc de l'huile dans ma bouche fermée, dans les rouages grinçants de mes jeunes os, creuse mes écorchures dans les genoux, bouge tes baskets sur l'échiquier, ça ne changera rien le béton est solide, le roi te foutra toujours à terre parce que personne n'a écrit les règles du jeu. Peut être même que ça n'en était pas un, de jeu, mais que quelqu'un te l'a dit pour que t'accepte de grimper sur le ring. On est là comme des cons. Trop petits toujours pour changer l'histoire, trop grands déjà pour qu'on nous la raconte. Combien de clopes écrasées sans dormir pour une seule qui fout le feu à tes draps. Combien de passages piétons traversés au rouge pour un seul bus en travers de toi. Combien de je t'aime perdus contre ceux dont on se souvient. Tu vois, être fort en maths ça suffit jamais pour marcher tout droit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-1829225205258691784?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/1829225205258691784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/10/je-prefere-les-chiffres-ronds-et-tu.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1829225205258691784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1829225205258691784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/10/je-prefere-les-chiffres-ronds-et-tu.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-7404063944244090888</id><published>2010-10-12T23:51:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T12:46:34.286+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Comme ces fioles dans lesquelles on introduit des déserts, des paysages de sable qu'on te souffle dans les yeux pour les émouvoir un peu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-7404063944244090888?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/7404063944244090888/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/10/comme-ces-fioles-dans-lesquelles-on.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/7404063944244090888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/7404063944244090888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/10/comme-ces-fioles-dans-lesquelles-on.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-8300561645203807230</id><published>2010-09-29T12:24:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T12:47:42.019+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Réveillée à 7h par des fourmis dans mon ventre, j'attends midi pour fumer distraitement ma première clope, je termine le rubik's cube et recommence ; déconstruire, reconstruire, détruire, élever, tout casser, laisser tomber, aller voir ailleurs. Le brouillard jaunâtre me parle du quinzième arrondissement mal réveillé, aussi sage et grognon qu'hier, les yeux bouffis au dessus des tasses de café, les gosses se chamaillent dans le couloir et les mères crient derrière, les nuits redeviennent des nuits, nous perdons à nouveau l'éclat insolent de la jeunesse. C'est exactement dans l'ordre des choses. Puisque nous ne savons pas vieillir, nous fractionnons le temps, une partition pour la valse et une autre pour crever, le calendrier de nos émois s'accorde avec les saisons. Un jour, nous serons grands, aigris et raisonnables, et ce jour là, nous serons morts. C'était peut être hier, ce sera peut être dans vingt ans. La porte ouverte n'a pas été refermée mais tous les objets immobiles murmurent, dépités, qu'il n'y a plus personne. Seulement les échos, des morceaux de films pâles, et cette voix sourde et crépitante qui dit, je ne savais pas si ça avait réellement existé avant qu'on me le dise, qui dit quelque chose comme : j'aurais préféré que ça reste un mystère. C'est juste une histoire pour m'endormir, il ne faudrait pas la salir dans la salive de tout le quartier. Démerde toi, pourrait répondre le bâtard sensible qui refuse d'être démasqué. Raconte leur ce que tu veux, moi, je m'en vais. Et la femme, elle, rigolerait certainement parce qu'elle adore ça, les salauds. Mais la pièce est vide et je ne vois pas pourquoi j'interviendrais dans les rumeurs, je me suis réveillée plus tard et il ne s'était rien passé, j'ai bu un thé, je suis partie. Tout ça n'a aucune importance. C'est un rêve effiloché qui s'accroche à mes basques, un coton vaporeux qui me bourdonne à l'oreille, un fragment tout en bas de la pile nommée septembre, le vingt huit c'est toujours la fin d'une époque, et puis quoi ? Il est midi, bonjour. Une fille débraillée, clope au bec, vous souffle un truc du genre : ça commençait avec les ailes d'un papillon. Puis j'ai oublié la suite. J'inventerais ma vie que vous ne verriez pas la différence. De ma fenêtre, on ne voit pas Paris ; seulement les nuages qui peu à peu prennent une teinte orangée. &lt;i&gt;Jusqu'ici, tout s'est bien passé.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-8300561645203807230?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/8300561645203807230/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/09/chaos-never-died.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8300561645203807230'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8300561645203807230'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/09/chaos-never-died.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-9030858505557062874</id><published>2010-09-03T18:57:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T12:49:58.672+01:00</updated><title type='text'>...</title><content type='html'>Et je voudrais me mettre en colère, crier, être une de ces insupportables putes qui exigent, je voudrais m'indigner putain, je voudrais un peu. Trop peu, c'est pas mon genre. Je voudrais avoir le droit que tu me manques et des fois j'ai pas envie de partager, mais on ne change pas les règles en cours de route, non, le jeu c'est le jeu, je triche pas, je tire les dés quand c'est mon tour, et ensuite, je te regarde partir et je t'ai à peine parlé, parce qu'on est tous là avec des éclats de rire qui laissent tellement croire que tout le reste, c'est pas important. Mais quand je te regarde au loin, juste avant que le bruit de tes chaussures sur le bitume disparaisse, il y a cet imperceptible craquement sournois quelque part et je me dis, merde. Qu'est ce que tu nous fais là, fillette. J'ai dans mon ventre la petite furie noire, la boule hérisson aux yeux doux, aux griffes sales, qui ne dort jamais - qui fait le pied de grue prête à se jeter sur la moindre étincelle. Août appuie fort sur l'idée de ne pas avoir de regrets, le doigt planté dans la poitrine, et j'acquiesce en remisant ta presque absence là où elle ne peut pas me heurter. Les garçons m'accordent une place dans le cercle et je m'y faufile avec une joie de gamin, éclatante, je m'accroche à leurs bras, je me pends à leur cou comme font les amoureuses, c'est comme un manège et je n'ai pas envie que ça s'arrête pour que la réalité me tombe sur le coin de la gueule avec ses couleurs Super U délavé. Je m'endors rassurée de savoir que je ne suis pas obligée de m'accrocher aux oreillers, parce qu'après un mois à gratter la mort proche et à lui passer de la crème, moi j'ai besoin de ça, de serrer les vivants contre moi et de leur faire craquer les os, de faire disparaître la sensation des mains tordues et crevassées agrippées aux miennes en me tenant à celles qui ont encore le temps d'avoir peur de vieillir, j'ai envie de revoir la reine Juliette aux yeux liquides avant qu'elle ne soit morte, et qu'elle me dise que je suis beau pendant que j'éponge ses bleus et qu'elle me chante d'autres berceuses, et à l'interrogation sur ce que je suis, je réponds toujours les mêmes choses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-9030858505557062874?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/9030858505557062874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/09/blog-post.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/9030858505557062874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/9030858505557062874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/09/blog-post.html' title='...'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-5341357002709336541</id><published>2010-08-21T01:42:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T12:52:06.622+01:00</updated><title type='text'>...</title><content type='html'>Mais ça n'a rien à voir avec le fait d'être jolie. C'est juste une histoire de contrôle de soi, parce que si j'ai le visage rigide, si je compte les choses avant de les entamer, c'est pour contrer le fait que je ne maîtrise pas tout à fait les possibilités d'un corps. Dans mon ventre ovale il y a ce qui ressemble à un enfant pourri gâté, un avorton tout en vices lové dans les viscères, aigri par le manque de lumière et vieilli prématurément. Entre les organes, végète ce liquide fielleux, perfide : tout ce qui n'a pas eu la chance d'exister et qui s'est renfoncé dans les plis, refusant de lâcher prise, de déplanter les canines, attendant patiemment de réussir à se creuser une place. Stocké pour ne pas risquer de rater quelque chose. Compressé, tordu, empilé si haut que ça finit par écraser les poumons. Comme vingt fois par an, je me décide à démêler un bout d'intestins, avec mille précautions dans le bout des doigts et trois fois plus encore d'espoirs miteux regonflés à bloc. Je progresse par petits bonds, grands soubresauts. En retournant des blocs de ciment (et les insectes se taillent en piaillant de la moisissure âcre sous la pierre, outrés), ou en comprenant soudain les phrases dont le sens m'échappait mais dont mes poches débordent, collectionnées sur des tickets de caisse et autres factures déchirées. Je joue tout le temps à m'apprivoiser. Tous les matins, toute l'année. A n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Et puis, avec mon bracelet d'hôpital agrafé au bras, j'endosse le rôle du chiffon froissé, de la fille aux vagues brisures, du malade embêté d'être malade, et puis de l'autre main celui du héros qui transformera ma mixture nerveuse en horizon droit. C'est pour ça, pas vrai. Pour ça que je suis revenue. Pour tester ma résistance, gratter les croûtes et recoudre proprement. Pour ne pas te refaire le coup de la flaque plaintive et que tu me demandes si après tout ce temps, on en est encore là. Puisque je me dis justement qu'il ne reste pas grand chose ou bien rien d'avant qui en soit &lt;i&gt;encore là&lt;/i&gt;. Avant quoi, moi je te donne une frontière si tu veux, mais après tout le monde peut la mettre où il veut. C'est pas si important. Une main qui s'angoisse et tremble, et l'autre qui fait un geste rassurant : te bile pas, va, je vais tout arranger. Non, c'est pas une histoire de beauté - c'est de la décence, mec, de la confiance en soi, de la justice. Appelle ça comme tu veux. Y'a tellement à élaguer : l'odeur et la voix de la chair dont on est la chair, et qui vous font retapisser l'émail des chiottes ; la perversité hystérique. Je vais pas te faire une vraie liste. C'est pas ça qui compte le plus, qui me permet ne pas me planquer piteusement sous la couette quand le réveil sonne, le moral en berne, ce ne sont pas ceux là les mots qui butent sur mes lèvres, évidemment tout ceci a un sens, mais. Autant je me vautre gravement dans l'idée d'étaler ici bas la crasse pour mieux la sortir de moi, la rincer et désinfecter l'endroit, autant il y a des choses, ce que je cherche en dormant entre les plis du draps, le contact crémeux et polisson des cailloux contre ma paume, j'ai pas très envie de les offrir. Alors ta gueule le vautour. Dans sept jours, j'aurais fermé doucement la porte de l'unité deux avec des bleus en moins, petit dieu interne rafistolant mon univers imaginaire vexé au scotch transparent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-5341357002709336541?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/5341357002709336541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/08/blog-post.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5341357002709336541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5341357002709336541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/08/blog-post.html' title='...'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-1013443839320809311</id><published>2010-08-12T23:17:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T12:52:21.514+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Ils me tiennent la main comme des amoureux de 85 balais, mais quoi, c'est pas du tout pareil.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-1013443839320809311?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/1013443839320809311/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/08/city-with-no-children.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1013443839320809311'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1013443839320809311'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/08/city-with-no-children.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-5680045010759038869</id><published>2010-07-29T00:18:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T12:53:25.219+01:00</updated><title type='text'>Zéro deux.</title><content type='html'>Parfois, vous ramenez cette toute petite vieille, si fine qu'elle pourrait s'envoler dans un courant d'air, jusqu'à son lit qu'elle a encore perdu - et elle vous est si reconnaissante que vous avez la sensation d'être un héros, et vous vous sentez aimé comme le fils prodigue, et tout ça pour quoi, pour trois fois rien.&amp;nbsp;Plus tard, vous renfilez votre vraie peau, derrière les portes de l'unité zéro deux et du vestiaire orange, et la réalité vous saute à la gorge : la simplicité, ça n'existe plus. Tout le monde fait des nœuds avec les sentiments. La spontanéité touchante et pas niaise pour un sou voyez, elle a clamsé. C'est de la faute à personne. Mais vous pourriez bien avoir envie de dire je t'aime à tout le monde, et vous le ferez pas : c'est has-been.&amp;nbsp;Alors vous vous sentez juste triste et con, parce que c'est nous les moins humains. Parfois quelqu'un crie mais c'est jamais vous.&amp;nbsp;Et vous partez vous coucher sans manger.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-5680045010759038869?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/5680045010759038869/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/07/zero-deux.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5680045010759038869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/5680045010759038869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/07/zero-deux.html' title='Zéro deux.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-6120650291281914007</id><published>2010-07-22T22:48:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T12:55:37.318+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;Il y a un mec qui dit : tant que je me trimballe pas ta gueule, j'ai encore une chance de  réussir dans ma vie. Et l'autre, celui qui compte les points, ou compte tout court, garde le silence, ou plutôt parle avec quelqu'un d'autre. C'est pas que je sois en colère contre le monde, c'est juste qu'il m'annule, parfois. Il bloque les élans la corde aux pieds, les poings rentrés dans la cage thoracique, casse le béton sous les baskets, serre les boulons à étouffer, et le gosse des voisins qu'est ce qu'il fait : il pleure dans le couloir. Et moi j'ouvre pas la porte. Qu'est ce que je lui dirais, hein. Je connais pas les mots magiques pour ces trucs là. J'accumule les folies qui me hérissent les ongles, retourne huit fois les tournevis dans les plaies et arrose des envies de meurtre sous serre, pour le plaisir de ne jamais m'en servir. Je guéris trop vite pour n'être plus si sensible, et dans le fond trop lentement pour que ça ne prenne pas des allure de bêtise. Comme si je faisais exprès d'entretenir l'empreinte qui me tort les boyaux, mais oui tu sais, je la fais macérer, je la distille et je la bois à l'occasion, petits cons. Le mec il dit, je te crache à la gueule et après, il demande si je suis vexée, et je me demande à quoi ça sert d'entretenir autant de liens humains qui à la fin se transforment en ronces. Je sors le sécateur de ma poche. J'aime bien couper les branches pourries. Du haut de mon bateau, je me jette à la mer. Ce n'est pas que le monde soit triste - c'est qu'il intercale avec allégresse ses tranches au goût de ferraille, sa langue rouillée, au milieu des jolis moments. Je préfère dormir avec quelqu'un mais je ne supporte personne, j'aime moins me fatiguer du monde que le bouffer tous les matins. Le gamin dehors a cessé de pleurer. Alors j'essuie soigneusement les idées de colère qui perlent sur la peau du grand corps vraiment trop grand, ça ne vaut pas le coup de se mettre en colère, ça rend rigide et sec comme une brindille brûlée, et ça m'emmerderait vraiment de devenir rêche au point qu'on ne puisse plus me dormir dessus, et si dure qu'on ne pourrait plus me mordre dedans. En fait, de tout là haut sur mon bateau qui me fait paraître si minuscule vue du trottoir, j'aimerais bien me jeter dans la mer parfois, mais celle là elle a trop l'odeur crasseuse du goudron sur lequel tout le monde a pissé. Je préfère l'autre, la vraie, même si je ne l'ai jamais vraiment regardée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-6120650291281914007?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/6120650291281914007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/07/il-y-un-mec-qui-dit-tant-que-je-me.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6120650291281914007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/6120650291281914007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/07/il-y-un-mec-qui-dit-tant-que-je-me.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-8838500982264111497</id><published>2010-07-05T13:20:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T12:58:04.831+01:00</updated><title type='text'>...</title><content type='html'>Mon inconscient me tourne en ridicule et je sens les insectes se marrer dans le bas du ventre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-8838500982264111497?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/8838500982264111497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/07/blog-post_05.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8838500982264111497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8838500982264111497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/07/blog-post_05.html' title='...'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-1422865184999407122</id><published>2010-06-29T00:31:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T13:00:09.137+01:00</updated><title type='text'>Pas de fièvre.</title><content type='html'>Je suis passée devant la fac où j'aurais du aller, tu sais aspirer à un grand avenir et tout le bordel, c'est celle là où je suis déjà entrée, un ou deux ou trois années avant.&amp;nbsp;Combien d'époques ont défilé depuis tout ça. Je suis passée sur les quais et la péniche est toujours là, de toute façon elle ne bouge jamais, souvent quand je la vois je passe la main sur ma joue pour vérifier si le trou y est encore. Et lui non plus ne s'en va jamais. Je n'ai pas de conclusion nouvelle aux affaires déjà classées, j'essaie seulement de tromper l'ennui, d'aller tirer un coup ailleurs qu'avec la vie morne et trop chaude, mais il n'y a pas d'issue. Je m'emmerde moins au musée tu te rends compte, j'ai beau être comme une conne sur ma chaise à compter les lampions, je suis jamais vraiment seule, si je veux parler je change de salle, et sinon, je regarde les tableaux. Mais ici, tu veux que je regarde quoi ? L'indifférence caniculaire d'un début de semaine de presque juillet, l'écran qui finit par brûler les yeux, les livres que j'ai déjà lus et relus ? Même mes dessins n'ont pas de saveur quand il n'y a rien à vivre, et j'ai beau inventer, à force de compter les heures, ça finit invariablement sur une fausse note. Ou des insolations. Je n'arrive pas à me surprendre, je me laisse enfler, moisir, je ne suis pas de bonne compagnie pour moi même, pas longtemps, toi tu dis que tu pleures, et chez les autres, ça ne répond pas. Comment harponner quelqu'un à 23h43, par le hublot de mon rafiot surchauffé ? Y'a personne à la mer, aucun naufragé à recueillir, seulement des vieux mégots qui se dorent la panse au fond de la gouttière. Et puis quoi ? Et puis rien. Je crève de l'ongle les cloques dans la peinture, moi aussi regarde j'ai plein de cloques elles ne veulent pas s'en aller, si on y touche elles prolifèrent. Alors un jour ou deux j'essaie de leur foutre la paix mais elles m'énervent j'ai tout le temps envie de les zigouiller. J'ai toujours envie de buter plein de choses, mais c'est la plupart du temps rien que des petites bêtises. J'essaie de les brûler. Au soleil. J'aimerais que ça fasse disparaître beaucoup de choses mais ça ne fait que me roussir la peau, au final, ça sent même pas le brûlé. Je suis un peu déçue. Sur les rebords. Avec ma casquette de travers et mon ventre mou. Tu sais globalement ma vie ne m'amuse plus tellement mais elle fait gonfler le compte en banque alors je dois être contente, il paraît. Moi je trouve que ça vaut pas le coup de s'ennuyer autant et de ne plus parler à personne, sinon au gardien de l'immeuble qui me donne mon courrier où aux collègues de bientôt trois fois mon âge qui me font du pied sous la table, mais je n'ai pas envie qu'on me fasse la morale alors je fais exactement ce qu'il faut faire. J'ai l'air assez résignée quand même hein - ça s'en ira peut être avec l'été. C'est très différent de la rage humide qui fait serrer les dents pour ne rien laisser filer, non, je laisse juste les muscles de ma mâchoire roupiller gentiment. Et les jours s'empilent derrière les volets. Avec des sursauts joyeux, et puis le reste du temps une patine terne sur les rues et les murs, les couloirs du métro et mon escalier. Mon escalier si haut dans lequel je ne croise personne. C'est un peu comme si j'étais toute seule dans mon grand dirigeable, un petit point ronflant dans le ciel tellement bleu. Tout serait exactement comme je t'ai raconté l'autre soir sur le toit ; je ne poserai jamais et j'aurais de beau hameçons brillants au bout de cordes rêches, je me mettrais la race à l'eau de pluie et je pêcherais des pommes et puis les imprudents polissons qui ne marchent pas droit. Des fois je les balancerai dans l'océan. Il ferait nuit claire et on verrait la très jolie mer de cheminées qu'il y a en haut de Paris, sans les cris, sans la crasse triste et suante et laborieuse qui ternit les murs, les pavés. Mon escalier. Les révolutions m'intéressent à peine plus que la société qui s'encroûte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-1422865184999407122?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/1422865184999407122/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/06/pas-de-fievre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1422865184999407122'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1422865184999407122'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/06/pas-de-fievre.html' title='Pas de fièvre.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-1404227668504990553</id><published>2010-06-25T02:06:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T13:00:36.646+01:00</updated><title type='text'>...</title><content type='html'>Je me dissous tous les jours un peu dans la sensation de ne plus être unique. La légitimité c'est pas mon truc hein. J'arrête d'essayer de répondre à mes propres questions usées, je plante la fourchette et je mords. J'essaie de ne jamais avaler de travers, d'ailleurs j'ai pas besoin de faire semblant de sourire, ça vient spontanément. Toujours pas de quoi raconter une histoire. Et les jours continuent de me traverser avec assurance, les joues rouges vers le ciel pas tâché.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-1404227668504990553?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/1404227668504990553/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/06/blog-post.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1404227668504990553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/1404227668504990553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/06/blog-post.html' title='...'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-4609261671496753809</id><published>2010-06-18T02:14:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T13:03:05.991+01:00</updated><title type='text'>J'irai pas dormir dans la machine à laver.</title><content type='html'>L’image la plus proche est celle d’un gosse colérique. Quand je suis contrariée, je tape des poings dans les murs et pour un peu je me roulerai par terre. Pour un peu, je me ferai sauter la tête à l’ouvre-boîte. Mais j’suis pas assez vieille pour ce genre de bêtises. Quand on me dit non, j’ai envie de chialer c'est con mais je peux rien y faire, j’ai toujours aussi peur au fond que les gens ne reviennent jamais. Tout ça n’est pas tout à fait exact mais l’idée y est. Le lit est pareil à celui du vieil appartement, et je me dis : je vais le détester. Je fais la moue et je te dis : je vais tout détester. Exactement comme le gamin devant son assiette qui dit j’aime pas sans avoir goûté. Mais tu promets que c’est juste un effet du vide alors je range les armes et ravale en boitillant mes idées blafardes. Sur le muret en pierre, avec le vent qui claque dans nos habits, on parle de filles et je te demande si tu pourrais vraiment faire ça, vivre avec quelqu’un que t’aimerais juste bien. Tu réponds non sans hésiter. Puis : toi non plus. Il y a cet instant de silence bruissant. Pour le souvenir. Aujourd'hui on a chacun notre impasse et je préfère la mienne. Toi, tu demandes simplement comment je fais, pour tenir la demi-mesure. Je ne la tiens pas. Mais c'était pas une question. A force de te parler, certains nœuds disparaissent, tu sais ce réseau de cicatrices emmêlées suppurant depuis le jour où je ne t’ai pas laissé t’en aller. Ça s’agrafe sans que j’ai besoin de forcer. Je me rends compte que ça commence véritablement aujourd’hui, ma vie sans toi. Mais ça au moins. C'est pas triste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-4609261671496753809?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/4609261671496753809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/06/j-pas-dormir-dans-la-machine-laver.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/4609261671496753809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/4609261671496753809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/06/j-pas-dormir-dans-la-machine-laver.html' title='J&amp;#39;irai pas dormir dans la machine à laver.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-2628600112908117374</id><published>2010-06-14T21:05:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T13:03:41.718+01:00</updated><title type='text'>...</title><content type='html'>Ce n'est pas tant que ça de la fatigue, non, c'est dans ma tête encore, c'est de l'épuisement moral ridicule, assorti de pinces plantées dans l'arrière du crâne, tout ça devient pathétique et j'ai envie de filer en douce, mais alors je ne pourrais plus rentrer parce que j'ai pas la clé. Et puis avec ces yeux gonflés comme du poisson bouilli, je veux voir tout le monde mais personne. Je m'écrase, amorphe, sur un tas de vêtements froissés, le nez rongé par le sel, les nerfs en cavale, une vraie caricature d'ado pseudo-torturé. Complètement la honte. Alors c'est ça, se montrer responsable : être content le soir d'avoir un cachet presque efficace contre la migraine et devenir fou. Pour rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-2628600112908117374?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/2628600112908117374/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/06/blog-post_14.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/2628600112908117374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/2628600112908117374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/06/blog-post_14.html' title='...'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-8479958956538880502</id><published>2010-06-09T00:09:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T13:06:26.779+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Et, comment dire, je ne sais pas exactement si nous sommes déjà morts ou si c'est encore un vaniteux précepte. Ma chair ramollie se faufile d'un pas égal dans les couloirs silencieux, j'épouse la forme de ma chaise et pendant des heures, et des minutes supplémentaires, je pense toutes ces choses qui n'auront jamais l'occasion de s'évader de mon crâne ; en deux minutes à peine, elles sont mortes asphyxiées, remplacées plus vite que n'importe quel individu dans une société moderne. Je pense à l'angle mort des caméras, à la chambre de l'hôpital qui n'était pas une vraie chambre, plutôt un box d'usine en contreplaqué blanc, à la fille cheveux blonds-yeux rouges et à ses enfants que je n'ai jamais revus, au distributeur de boules de chewing-gum à même pas un franc - pour toujours, à toutes ces histoires que j'aurais voulu raconter quand elles sont arrivées et qui à force de bêtise se sont éclatées sur le vélux de mon grenier, avec les mouches et les frelons. Je me souviens par analogie. Tout cicatrise, même toi qui dit, je ne suis pas triste. Je me demande seulement à quoi ça aurait ressemblé. Les dessins froissés s'entassent dans un sac poubelle. Il est peut être temps de tout brûler encore. Les carnets, les souvenirs, le plancher. Je n'aime pas laisser traîner derrière moi des indices, même si au fond tout ça ne mène nulle part, ou alors juste à moi. Ce n'est pas comme si un rôdeur quelconque allait suivre la piste. Pourtant, j'aimerais bien, des fois : que le loup arrive et me bouffe. Qu'il essaie seulement. Mais enfin, c'est peut être moi, le loup. Tu sais ? J'ai peut être faim. Cette nuit, j'ai mâché un corpuscule tiède et palpitant, tout blanc et lisse, mais je n'ai pas aimé le sang qui dégouline sur le menton : ça fait comme, tu vois, quand tu salives tellement que ça devient franchement désagréable. Cette nuit j'ai voulu tuer quelqu'un mais je n'ai pas eu le temps de finir, c'était vraiment frustrant, au réveil. Je ne sais pas ce qu'il est advenu de l'inconfort angoissé de mes cauchemars, c'est aussi bien comme ça, pourtant à ne pas trembler on se sent moins humain. De la viande crue, lourde et suante, puant l'humanité, ça oui - mais des sentiments aiguisés comme un couteau de pêcheur, uniquement de monotones résidus brumeux. Je sais lesquels existent, je les entends remuer au dedans. C'est exactement comme : se réveiller avec le nez bouché et se rappeler le goût des aliments. En attendant de le retrouver. Exactement comme s'apercevoir une fois le train parti qu'on a laissé dans une chambre d'hôtel, à l'heure qu'il est désinfectée et lavée, le cadeau qu'on voulait tellement faire, le bout de chiffon dont on ne se sépare jamais, ou la plus belle lettre du monde. Je me demande quel genre de fille je suis. Je me demande si j'ai un genre. Je mange des pommes et des chips japonaises, je colle les étiquettes en forme de cœur sur le frigo. Bientôt, ce ne sera plus le mien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-8479958956538880502?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/8479958956538880502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/06/that-time.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8479958956538880502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8479958956538880502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/06/that-time.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-817746391645798270</id><published>2010-06-01T22:27:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T13:08:12.063+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Les gens sont si froids, on se croirait dans un congélateur. Mon oreiller baigne dans le silence et moi, je ne sais pas trop. J'ai des amis tellement talentueux, tellement spirituels, tellement sûrs d'eux, moi je renverse les bouteilles d'encre. De toute façon ça ne ressemble plus à rien. Quel jour on est ? Ah, ça alors, ça fait 140 messages contre 224 jours où j'avais mieux à faire. Dingue. Pas de bataille, pas de coin chaleureux. Un congélateur j'te jure, j'ai les doigts gonflés. Les engelures. J'arrête les films avant le moment où le héros rentre et tout le monde est content. Je ne peux pas être un vrai héros, j'ai jamais envie de rentrer. Snob guindée dans mon crâne, j'écoute des&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt; requiem&lt;/span&gt; &lt;/i&gt;crépitants au lieu des voix qui voudraient bien que je passe boire un coup. Ça ne m'amuse plus d'être ce personnage là : moi même imperturbable. Non, ça ne me fait plus rire, c'est has-been mec. Je suis ébranlée, mais sans public. Sauf le conseil des guerre des bestioles réunies en cercle sur le dessus de lit. J'attends les jours de permission sans réellement moufter, ça ne changerait rien tu vois ; gueuler ou pas, chialer ou pas, être triste ou joyeux, ça n'a pas d'influence sur les fondations indémodables de la réalité - alors j'attends mon tour. J'attends qu'il fasse beau. J'attends de pouvoir dire quelque chose. Le compositeur qui grêle a le nom de mon ancien lycée. Ou bien l'inverse, enfin tu vois ce que je veux dire : des fois, je me réveille le matin et je suis vieux dans ma tête. Puis j'essaie de me rendormir, mais c'est pas évident. Dans les années 90, j'ai attendu de grandir pour qu'un genre de miracle m'offre une chair toute nouvelle, j'ai du me tromper d'heure ; au final, je n'aurais jamais changé. Bonjour, excusez moi, j'ai les dents de travers ! Et sinon tu veux mon poing dans ta gueule, hein. Ce n'est pas mon brave, que je prends tout ça à la légère, c'est juste que j'en suis bien consciente : ça ne me tuera pas. On ne meurt pas à vingt ans de jouer à l'adulte, on convulse seulement. Un peu. Sous le rebord des fenêtres. Comment j'ai dit ça déjà ? Nous sommes sauvages et nous voulons aimer. Comme personne n'aime. Et pour nous il n'y aura ni enfer, ni paradis, disait le voyou sous sa capuche, avant de se la fermer pour des siècles. C'est bien ce non-lieu là que je gratte sous mes ongles. Et j'y pense moi aussi en regardant la nuit qui grogne, un café trop clair dans les mains et la tête penchée vers la droite. Je pense tout le temps, je ne sais pas m'arrêter vraiment, c'est rien que la bande d'arrêt d'urgence, sans urgence : on se croirait dans un congélateur. Et partout mes petits gosses imaginaires se la racontent en bombant le torse. Veux-tu être mon micro-ondes ? qu'ils bafouillent. Et ils y croient dur comme de la ferraille qui ne rouille pas, même en hiver.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-817746391645798270?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/817746391645798270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/06/le-choco-en-dernier.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/817746391645798270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/817746391645798270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/06/le-choco-en-dernier.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-9183689454048922703</id><published>2010-05-30T13:49:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T13:08:58.436+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;i&gt;C'est l'histoire fragmentée de ce qui n'est plus en train de se produire, sauvée de justesse de la benne à ordures.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-9183689454048922703?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/9183689454048922703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/05/blog-post_30.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/9183689454048922703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/9183689454048922703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/05/blog-post_30.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-3115088965087693219</id><published>2010-05-25T23:59:00.000+02:00</published><updated>2012-01-24T13:10:30.163+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>J'aime bien l'orage, et les mirages glacés sur le balcon noir. J'ai peur d'avoir peur de parler, je vacille entre espoir et résignation, j'ai le vertige, un peu. J'observe mon ventre qui enfle et enfle, comme sous l'effet de la pression intérieure, je n'ose plus me regarder en entier, l'image est trop imposante et trop flasque. Sur un fil aiguisé par la tension l'ultime névrose se réveille une nouvelle fois, la plus futile et la plus abjecte, même à toi je n'en parle jamais, c'est trop honteux d'être fille à ce point là. J'écoute Foucault parler du corps impitoyable, moi non plus j'ai jamais passé le stade du carcan mielleux et putride, et parce que j'ai peur, je me sens peser si lourd sur mes jambes molles. C'est le ravage que j'ai jamais su réparer, je ne sais pas m'arrêter de bouffer, bouffer pour combler l'éternel morceau vide entre les côtes, pour ravaler les mots, pour ne pas risquer d'être emportée par un coup de vent. Je sais, j'exagère, mais c'est pas vraiment moi qui parle c'est moi à 5 ans, moi à 10, moi à 15, la tête dans la pharmacie puis dans la cuvette, et maintenant quoi, ce truc là n'a toujours pas changé : quand je me regarde, je suis un peu triste. Même si. Bien sûr. Les choses changent mais le sentiment d'être dégueulasse lui, il stagne et se réveille au gré des printemps, mes bras dans les manches longues et des t-shirts toujours trop grands, je ne m'assume pas encore vraiment. Même aujourd'hui, maintenant, ça déferle encore : le cri déchirant de la chair opprimée. Esclave des tristesses ancestrales et sac ordurier de la colère, dites moi, apprenez moi, comment fait-on machine arrière, comment fait-on repasser la frontière au rejeton du négatif, j'ai tout essayé pour faire taire l'appétit glauque des guerres internes, mais tout ce que je fais, c'est grappiller chaque fois quelques autres miettes de temps. Trop de matérialité me rend malade, et le mec parle de cette vilaine coquille de corps dont l'esprit se tyrannise, et moi j'ai peur d'avoir peur de parler. De céder le pas. C'est bien simple, au final, je m'aime quand on m'aime, les corpuscules bâtards se pendent si tu dors avec moi. Ils peuvent rester morts des mois et des mois. Mais de temps en temps, la terreur maladive de mes mots culbutants se cristallise dans mon reflet distordu, gonflé, témoin des échecs passés, et alors ils me narguent. A défaut de casser les miroirs, je ferme les yeux. Demain, j'espère bien qu'ils retourneront grogner en silence, dans le fond de leur tombe exigüe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-3115088965087693219?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/3115088965087693219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/05/distorsion-du-dernier-soir.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3115088965087693219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3115088965087693219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/05/distorsion-du-dernier-soir.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-3974548111343442134</id><published>2010-05-17T00:28:00.000+02:00</published><updated>2012-01-26T01:42:37.271+01:00</updated><title type='text'>L'infini des possibles.</title><content type='html'>Je me pose des questions tu sais, de ces questions stupides dont la réponse n'est jamais évidente et encore moins utile mais des questions qui trompent le temps parce que je flippe à l'idée de l'employer correctement. Ce serait tout inscrire dans réalité, ce serait rendre tangible cette pression qui existe en dedans comme si c'était moi le bouchon du mousseux dont on secoue la bouteille, je ne veux pas éclater trop tôt. Je me pose des questions du genre, est ce qu'on a plus de chances lorsque quelqu'un croit en nous que quand on veut seulement prouver qu'on peut traverser un mur alors que tout le monde crache qu'on va juste se briser les os, c'est un peu con, mais remâchable à volonté avec un brin de mauvaise foi. Au fond tu vois c'est jamais que de la diversion intellectuelle chiche, pour ne pas chialer sa mère que je suis &lt;i&gt;déjà&lt;/i&gt; terrifiée. Pour pas grand chose. C'est mon côté morveux trouillard. Est ce que je t'ai déjà raconté ce paradoxe, oh oui des dizaines de fois je pense, celui qui veut que je ne m'estime pas mais que je me pense digne de sauter d'aussi haut que le reste du monde, ce théorème marrant qui ne supporte pas l'échec, j'ai toujours pensé &lt;i&gt;moi, j'y arrive&lt;/i&gt; mais j'ai jamais essayé de peur que ce soit faux, j'me suis laissé aucune chance. Je suis restée plantée longtemps comme les clous dans les poutres de mon ancienne chambre, qui sont si vieux qu'ils ont rouillé mais ne bougent toujours pas. Aujourd'hui tout ça est mort, hein, exécution publique ordinaire coulée dans les pavés de la rue sedaine, cadavres balayés au petit matin. Il est trop tard pour faire marche arrière alors t'en fais pas, pour cette fois juste celle là je vais compter sur moi, aux chiottes la peau traître et lâche et oubliés les ratés, les escarres gangrénées dans mon histoire, on va faire comme si rien n'avait jamais été cassé, prendre le moi qui tient droit, qui ne parle pas en traumatismes et tremblements, celui qui ne se défile pas. Pour cette fois mais juste cette fois je promets de ne pas tricher pour perdre, et ne pas garder les dents serrées quand je connais les mots juste parce que le son de ma voix me paraît vraiment, vraiment trop faiblard. Je dis aux gens, &lt;i&gt;défie moi d'y arriver s'il te plaît&lt;/i&gt;, j'ai besoin de challenge, j'ai besoin de prouver, j'ai besoin de n'être pas la seule à parier parce que seulement moi, l'entrelacs des complots internes et les fiertés rebelles, j'ai de temps en temps peur que ce ne soit pas assez. Je me recroqueville pour mieux me déployer, un truc du genre. Tu vois quand je dois me concentrer, je me force à voir en projection dans le creux renfoncé des orbites un écran bleu et parfois il parasite avec moi, en rythme. De la neige froide dans les idées. C'est mon côté machine. C'est la feinte à deux balles qui fonctionne quand j'en ai marre de penser, c'est risible un peu, beaucoup, mais l'animalerie paillarde dans mon crâne est comme un de ces gosses de la nouvelle génération, intenable, junkie de l'écran, tu la poses en face d'un vieux moniteur à tube cathodique et c'est seulement et rien que ça qu'il faut faire pour avoir la paix, et je ne sais pas pourquoi j'en parle, peut être parce que ça fait un moment maintenant que je joue à la télé cassée, tout ça pour que mes yeux ne rechignent pas en fin de ligne et se décalent sur la suivante sans aller suivre celles du plancher, bonjour, je suis un comique absurde malgré moi. Allez, va. Il n'y a pas de guerre, je pinaille. Demain j'aurais mon premier livre entre les doigts, enfin non ça n'est pas un livre, un &lt;i&gt;recueil&lt;/i&gt; le mec il l'appelle comme ça, &lt;i&gt;ton recueil&lt;/i&gt;, exemplaire unique et peut être éventuellement un embryon de fierté dans le fond du ventre, je ne sais pas encore, on verra ça bientôt, et dans 10 jours pile tout ça sera bouclé. J'aimerais tout savoir déjà. C'est tellement moi la précipitation des derniers jours et les &lt;i&gt;passe ou trépasse&lt;/i&gt; fébriles, les nerfs en nœuds serrés et les sourires hauts perchés sur les fils électriques, mais puisque ici c'est encore moi qui décide, disons que j'ai gagné. Disons que j'ai gagné. Disons que j'ai gagné. En boucle et avec conviction, comme les mains repliées sur les chapelets de prières.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-3974548111343442134?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/3974548111343442134/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/05/l-des-possibles.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3974548111343442134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3974548111343442134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/05/l-des-possibles.html' title='L&amp;#39;infini des possibles.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-8620996125921876987</id><published>2010-05-05T02:16:00.000+02:00</published><updated>2012-01-26T01:53:18.230+01:00</updated><title type='text'>Getting used to the silence.</title><content type='html'>Je change de nom comme on change de culotte. Ma patience s'use autrement, c'est désolant, sans déc' mec, j'ai de moins en moins envie d'attendre, pour tout. Et tu serais étonné du nombre de sens que cette phrase peut prendre. J'ai toujours été jalouse, toujours été rageuse, toujours croupi dans l'ombre de mes distorsions mentales et de mes tortionnaires serviles. Je suis fatiguée, légèrement écorchée, de ma pelote de nerfs, j'ai envie d'être cette fille dont ils parlent comme une bonne histoire, ce quelqu'un dont ils se souviennent pour ce qu'il fait, pas juste pour sa tête à claques. Les pieds raclant le passage clouté, je me suis dit, c'est drôle, je n'ai pas l'impression de voir la réalité, dans le monde d'aujourd'hui la balance des blancs est ratée. C'est mes yeux, c'est ça ? Comment on sait qu'on voit la vérité, dis moi. Apprends moi ces trucs, ces tours et ces envolées qui font que la foule toujours te court après. Ces choses qui nous rendent immortels. Écoute, j'ai l'impression qu'à force de frotter mes bronches contre le béton, l'eau est en train de passer dans mes poumons, les écluses ne tiennent plus, je sens dans le fond de mon ventre les poissons tourner en triangle. Le brouillard me monte à la tête. Enfant illégitime de mes désirs prédécoupés, des poitrines de plastique, je suis trop mon propre clandestin pour pouvoir réclamer. De l'air en barres, c'est ça l'enjeu. J'en veux un coffre entier, une chambre forte, des lingots d'oxygène compact, une machine qui turbinerait fort fort fort pour que je n'ai plus peur d'oublier de respirer. Pour pouvoir voler à 200 à l'heure. J'ai toujours bien aimé les maths, comme des petites béquilles rassurantes sur quoi placer des toits de chaume, des refuges de fortune, j'ai fait des équations comme on se recroqueville dans les bras de quelqu'un, pour sauver ma peau. Tu sais pourquoi j'en parle, tu devrais savoir je crois, pour conjurer le sort de tous ces gens qui face aux chiffres partent en gueulant. Non ça va mec, laisse tomber. J'ai accroché ma montre sur un lacet, je me suis étranglé avec, je laisse un peu au temps celui de me rattraper. Je crois que je n'ai jamais vraiment su rester un enfant, ça a l'air chouette pourtant mais ça ne me va pas, je ne crois pas pour autant que ça fasse de moi une adulte, et alors, dis moi toi, je suis quoi. Dans tout, pour tout, il y a ce je suis quoi, pourquoi, comment, qu'est ce que je fous là. J'ai des réponses mais il y a des vides, des cases laissées à l'abandon qui jaunissent, je suis du genre à éclater pour un détail mais il y a un bout de temps maintenant que je reste sage, et pourquoi. Comment. La ribambelle des voix internes, de fil en fil, en écheveau et en aiguille, les guérillas. Il faut sûrement que je me tire de là. Au dessus de ma tête, l'ampoule grésille et clignote, je crois qu'elle va claquer, et mon filament perso c'est la même : il vacille. Heureusement je suis un peu Murray ; jamais mort. Tu vois le pire c'est qu'il n'y a rien de grave, il n'y a rien du tout, c'est le quotidien qui me ponce il faut que je change de maison, on dirait que le sol est devenu perfide, qu'il s'est gangréné de tous les litres de rouge qu'il a morflé dans les rainures, et qu'avec ça, il est devenu contagieux. Moi, je ne veux pas pourrir. La morve au nez mais les manches propres, on dirait que quelque chose est sur le point de m'échapper, tout va bien pourtant, tout est sous contrôle, bientôt, je vais travailler. T'emballes pas, c'est pour le pognon seulement. Mais ouais je suis satisfaite merci, tu vois ça laisse seulement ce délicat goût amer derrière les dents, il gagne un peu mon père, il a voulu que je sois grand et. Je. Suis. Grand. Quand on prend trop de place, on se sent seul, j'aurais bien aimé être minuscule. Je me serais planquée dans tes cheveux. Comme un poux amical. Et cette ampoule qui tremble, on dirait un cœur qui palpite putain, si je l'éteins on pourra m'accuser de meurtre, c'est comme si elle voulait délivrer un message. Genre messie électrique. Passez moi un tuyau, il faut que je dépressurise à l'intérieur avant que tout n'ait explosé. Avec cette lumière qui vacille dans le creux du dos, j'ai l'impression que tout est en flammes derrière moi, je suis obligée de me retourner pour vérifier, et tu comprends au fond ça n'aurait pas trop d'importance que tout parte en cendres et lignes de fumée, mais moi, moi, je ne veux pas brûler vive. Je repense à ce type un peu con sur les bords, celui qui m'a dit &lt;i&gt;j'aime bien votre histoire, on dirait quelque chose en permanence sur le point de mal finir&lt;/i&gt;. Il faudrait m'expliquer, j'ai une sorte de maladie on pourrait dire, je ne me vois pas. Nulle part. Ou partout. C'est un peu pareil. Je me catalogue toujours là où je ne suis pas supposée pioncer, j'ai envie d'exister pile là où je me cherche sans me trouver. Bouge de là, mec. C'est un miroir, pas un putain de film sur l'infini des possibles. Bon alors, tu veux quoi. Heu, une médaille du mérite ? Mort de rire mon gars, ça me démange presque de caser un &lt;i&gt;lol&lt;/i&gt;. Et pourtant ça n'a jamais fait partie de mon vocabulaire. Outrage à mes chairs disloquées m'sieur l'agent ! J'écris pas pour la mise en bière tu comprends mais pour la sonorité des mots, en résonance dans le plexus solaire - et pour être honnête, ça m'arrange que le fond s'écrase sous la forme ciselée. J'ai toujours été vorace tu sais, nous, on se tirait dans les coudes, on les a jamais serrés. C'est parfois venu plus tard - trop tard. C'était à qui flinguerait les autres pour avoir la meilleure part, et viscéralement tu vois, même si après je me suis marché sur la langue pour écraser tout ça, viscéralement parlant, j'ai jamais su partager. Pas le plus important. Et là, sarcasme ultime, j'entends les rangs du fond de la salle se marrer. Mais c'est eux qu'ont raison, même si je le vis bien, je suis de la pure contradiction. Genre, en mode bâtard capuche et compagnons. Ainsi soit-il, c'est comme ça qu'on dit pour décharger les consciences, pas vrai ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-8620996125921876987?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/8620996125921876987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/05/getting-used-to-silence.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8620996125921876987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8620996125921876987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/05/getting-used-to-silence.html' title='Getting used to the silence.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-69786509433482072</id><published>2010-04-26T23:06:00.000+02:00</published><updated>2012-01-26T01:55:43.085+01:00</updated><title type='text'>Les titres aussi, c'est chiant.</title><content type='html'>Toujours, ça commence avec un détail, ici c'est le grésillement de l'halogène ; il se glisse, veule, dans les tympans et te grille les neurones au passage, c'est comme une odeur de plastique brûlé plaquée &lt;i&gt;à l'intérieur de toi&lt;/i&gt;, quelque chose auquel on échappe pas même en cessant de respirer, et ma tête a enflé, enflé, jusqu'à siffler comme un ballon ouvert. Jusque là je me disais tiens, c'est marrant, je continue encore, et j'ai même failli croire que j'étais finalement venue à bout de ma stratégie de l'échec mais c'était trop beau pour être vrai hein, ça reflue dans ma poitrine comme une marée sale où toutes les sardines sont mortes, c'est toujours la même chose, faudrait tout brûler parce que j'y crois pas, et que c'est vraiment trop humiliant de se planter. Enfin, c'est ce qu'ils me disent. Les nerfs, les sarcasmes poussifs, les reliquats hautains de l'enfance, peu importe qui, c'est ce qui est dans ma tête &lt;i&gt;maintenant&lt;/i&gt; et qui n'y était pas il y a trois minutes. La peur de l'échec, c'est ce qui résiste le mieux face aux années traversées, tu sais pourquoi, parce que la perte engendre la honte, et la honte retourne toutes les scies dans les plaies, et pourtant c'est encore une valeur fausse, pas vrai. Appelons ça des faux contacts. Appelons ça, soubresauts d'orage dans un ciel bleu. C'est crispant cette façon de se braquer toujours au milieu de nulle part, sans un accroc à l'horizon. C'est épuisant de voir passer le temps qu'on perd juste sous son nez, sans réussir à décrocher les ongles du tapis de chair. J'vous jure, offrez moi des nouveaux nerfs, ou va falloir envisager la leucotomie. La trépanation. N'importe quoi. Un truc que j'aurais pas encore essayé pour ruser mon geôlier intime, et crois moi il ne reste pas grand chose. La bête est coriace, elle est gluée à moi comme une stupide tique et elle pompe, maintenant à moins de boire du white spirit je ne vois pas, sauf si quelque part en France ça vend de la confiance en promo. Tout ce que je balance d'objectif mes oreilles le transforment en poison, bon écoute, écoute moi bien,&lt;i&gt; stop&lt;/i&gt;. Il n'y avait pas de problème jusqu'à ce que je crée un obstacle, et c'est encore ma gueule sur la barricade, je veux dire, il faudrait vraiment que ça se décide à pousser un coup dans ma cage thoracique, ça fait vingt ans que ça stagne au fond, avec les algues. Mon petit boulet noyé qui de temps en temps tousse un coup. Racle le sol de ses talons pointus, mais jamais, au grand jamais, ne se décide à crever la surface, éclater la lumière, faire péter les feux d'artifices. J'ai éteint la lumière et j'essaie de nouer les muselières, je suis pleine de monstres ouais, ils ont la nuit dans la bouche et ils la remâchent comme si c'était du foin, mais je ne peux quand même pas déclarer forfait. Ils valsent ces bâtards, en répétant que tout est nul comme s'ils allaient réellement gagner, valsent en froissant mes carnets, et moi je leur dis que. La valse c'est pas fait pour eux, et je vais, comme une godiche, sur la piste à contrecœur avec mon balai merdique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-69786509433482072?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/69786509433482072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/04/les-titres-aussi-c-chiant.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/69786509433482072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/69786509433482072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/04/les-titres-aussi-c-chiant.html' title='Les titres aussi, c&amp;#39;est chiant.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-4589655307194347244</id><published>2010-04-16T02:44:00.000+02:00</published><updated>2012-01-26T01:57:52.358+01:00</updated><title type='text'>still feel connected</title><content type='html'>Tu sais pourquoi je pars ; pour ne pas être celle qui reste quand il n'y a plus personne. Tu sais qui paies ce foutu train, hein. C'est le plus drôle dans cette histoire de fous, cette blague à moitié drôle. Il y a quelque chose de quasi religieux dans cet argent, et tu sais quoi, j'aurais pu aller n'importe où mais non, je vais là bas, j'honore des liens qui ne me touchent même pas, et si tu me demandes pourquoi, je serais capable de te répondre : pour faire ma lessive. Je pourrais te dire : pour manger correctement. Bien sûr, qui irait se douter que mon frigo est déjà plein, et mon linge plié - personne. Mes étagères : pleines. Mes draps propres. Tu sais, les gens ont perdu jusqu'à l'habitude de m'inviter, ça fait un peu mal parfois. Je pense à tout ça, et je me dis ; si ce mec en est là, c'est qu'il va crever. Oh l'ironie mon gars, de qui tu crois que je tiens ça, l'habitude de sauter à la gorge une fois à genoux le canon sur la tempe. De marcher au bord de la chute. Quelque chose de malsain à enfoncer les touches du distributeur sans éprouver de remord. Il tente encore de m'attraper le bras, la main, et moi, j'aurais préféré l'écraser moi même. C'est trop tard pour aimer, bâtard, et c'est même pas ça : c'est qu't'as peur, tu flippes à mort, t'as les tripes à l'air, sans déconner, tu l'as pas vu passer le point de non retour ? On se croirait dans un mauvais film américain, sauf que, ça ne va pas marcher. T'as fait ton temps, c'est tout. T'as raté ta chance. Admet le. Corollaire oblige, je me souviens où commencent les cauchemars : une boîte en plastique noire dans laquelle cognent des billes et quelqu'un en voix off qui dit : Laisse moi faire. Qui dit : donne moi ton vice. Qui dit : j'irais plus loin. Ma propre voix détimbrée répondant par la négative, en boucle. Avance rapide sur le rebord d'une fenêtre, sursis. Pause. Fracture. Il y a de la musique et des rires, les gens ont l'air de s'amuser. Tous, je vous ai vus le regard plus affreux que la mort et l'image reste, impression longue durée sur rétine cramée. Ma sainte trinité l'âme comme un ballon percé. Mais le plus tranchant dans ces rêves, c'est pas encore ça : c'est de savoir qu'il n'y a absolument, absolument aucune chance de les sauver. Et d'essayer quand même. C'est de savoir que toi aussi, tu vas y passer, et d'avoir encore de l'espoir. Lancinant. Tout au fond. Dans ma tête j'héberge une joyeuse colonie de meurtriers, mais ça va, tu sais. Une nuit en vaut bien cinq. Ce sont rarement les personnes dont vous voudriez des excuses qui vous en donnent. Ce sont rarement ceux que vous avez pardonné qui vous le demandent. Plus généralement, on ne vous dira pas ce que vous avez envie d'entendre. Ce que vous imaginez est exactement ce qui ne se produira pas. Et alors quoi ? Je ne suis pas fâchée, je ne condamne pas. Je suis très exactement là. La porte grande ouverte, c'est dingue comme les choses changent, et certains cessent de venir, d'autres reviennent. Ce sont ces choses que l'on voit mais qui restent hors de portée, incontrôlables. Une écran bleu ponctué de traits ; les flux de lumière. Dis moi, comment je suis supposée me sentir ? Parce que, ça va plutôt bien tu vois. Est ce que c'est juste ? Est ce que j'ai raison ? Dis moi. Est ce que je ne suis pas plutôt sensée me laisser envahir par la marée puante des tripes noires de l'humanité ? Parce que, je m'en tape. Je ne suis pas un territoire à conquérir ou un trophée de mortelle chasse à l'homme. Dis moi, est ce qu'il n'y a pas une loi qui interdit d'être heureux ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-4589655307194347244?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/4589655307194347244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/04/still-feel-connected.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/4589655307194347244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/4589655307194347244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/04/still-feel-connected.html' title='still feel connected'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-3197715544438057122</id><published>2010-04-09T11:46:00.000+02:00</published><updated>2012-01-26T01:58:38.687+01:00</updated><title type='text'>Driving in the sun.</title><content type='html'>Sac plastique sur la tête, sous la bombe, je barre en rouge et je renferme tout ce qui n'est pas ce grand rectangle blanc qui se met à saigner, je crois que j'atteins le niveau du moins que zéro, là, et tu sais quoi disons que je m'en tape. Sérieux. Ne parlons pas de convenance, ne parlons pas de justice, ni de légitimité d'ailleurs ; je ne connais pas les normes, je ne ferais que me vautrer dans ma propre suffisance. Pour l'ouvrir il faudrait vraiment que je ne comprenne rien. Si je suis en colère ? Ouais. Une déferlante de rage acide non délimitée, une armée orpheline, n'importe qui peut le voir. N'importe qui peut devenir cible. S'il faut s'en inquiéter ? Grands dieux, non, je sais trop bien rester en place, je ne casserai même pas la gueule à un pigeon, et pourtant ces gros laids le méritent. Je programme une réalité parallèle, tronquée. Le mec ronchon qui postillonne à tout va qu'il veut connaître ses droits, c'est un peu moi. &lt;i&gt;Inside&lt;/i&gt;. Le minus brouillé lové dans sa combinaison orange, dents creuses et langue cousue, aussi. &lt;i&gt;Outside&lt;/i&gt;. Rebelle à deux sous dans une peau de gamine rigide, cutter en main médaille de baptême dans l'autre, tout ça, j'évince. Je ramasse une autre peau et l'enfile, pour le reste, appuyer sur pause. Ne présumer de rien. Gommer les sentiments désobligeants, parce que tirer sur la corde, ce serait dégueulasse, il n'y a rien à obtenir à écarteler quelqu'un. Je suis arrivée bonne dernière, sans grand espoir, alors bénis soient le fond du calice et les miettes de pain, tu vois ? C'est ça la grande et belle astuce gratuite mec ; être heureux avec ce qu'on a.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-3197715544438057122?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/3197715544438057122/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/04/driving-in-sun.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3197715544438057122'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/3197715544438057122'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/04/driving-in-sun.html' title='Driving in the sun.'/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-4615993359989567067</id><published>2010-04-06T00:56:00.000+02:00</published><updated>2012-01-26T01:59:44.822+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Si je ne dors pas c'est que j'attends encore qu'il arrive quelque chose, une illumination bandante, un éclair éclatant les tuiles, dégringolant pile dans mes bras, un mec qui soudainement sauterait du toit. La gerbe à l'âme. C'est l'ère du cri les gars. Instant fragile, un accroc dans la porcelaine ; poussière. Écoute, c'est le son de la saturation vocale, rauque, à force de fins de souffles, et qui s'accroche à ma cuisse en enfonçant les griffes, ce que je ne comprends pas, c'est la reproduction des schémas. C'est la parade chaotique des non-dits qui s'éveillent en morts-vivants et pataugent laborieusement dans un verre de vodka. Deux poings dans la bouche. Voici l'enfant roi spectateur, j'ai le dédain au bout des doigts, la rognure sur le cœur. C'est la bataille dont le royaume n'est rien qu'une livre de peau humaine, hé putain mate, on dirait presque ma silhouette dans ce tord-boyaux qui se répand comme la peste. Si c'est assez de tranches découpées dans l'emballage plastifié, faut le dire au garçon boucher tu vois. Si l'embrasement délibéré est en train de contaminer la ville et toutes les rues crament, les briques au noir, si les cadavres s'accumulent panse crevée dans le caniveau asséché, il serait temps de se mettre à parler ouais. Et de noyer profond la boîte d'allumettes. Un gamin de paille épouvanté me fixe de ses yeux de poiscaille, tous ronds ; je ne bouge pas d'un pouce, je ne crée par l'évènement, ça n'est pas mon histoire. Mon frère d'arme, mon anonyme ennemi aimé, je ne commettrai pas l'affront du seau de pop-corn ; je suis encore de tous les côtés, dans toutes les tranchées, mon rouleau de scotch vinyl noir au poignet. Une pleine bolée de clou dans les chaussettes, je vais tout te faire rentrer proprement dans le crâne si tu persistes à ne pas piger. Je surplombe la scène avec mon torse de velours et mon étreinte ouateuse, boiteuse, je vais clopin-clopant jusqu'au prochain ponton. J'ai tendu des filets entre les immeubles et je suis occupée maintenant à détourner le courant des rivières rouges à la gueule ouverte et baveuse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-4615993359989567067?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/4615993359989567067/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/04/strange-kids-are-secrets-warriors.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/4615993359989567067'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/4615993359989567067'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/04/strange-kids-are-secrets-warriors.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-124879502966675040</id><published>2010-04-02T16:55:00.000+02:00</published><updated>2012-01-26T02:02:48.512+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Les voix cassées, les cernes rouges, force est de constater que je suis meilleure avec les autres qu’avec moi-même, ma peau est tour à tour poreuse ou plastique, je préfère serrer quelqu’un dans mes bras que me supporter moi-même. J’ai plus envie de m’écouter penser, ça va me filer des ulcères, j’ai déjà les nerfs purulents. Je recommence encore, les cauchemars, les dessins balle dans le crâne, j’ai la vie heureuse mais putain matériellement je suis terrifiée, je voudrais gueuler stop mais ça ne marche pas comme ça, personne n’arrête le temps, personne pour le faire dérailler, je me fais peur on est déjà en avril et c’est ma voix qui casse, le monde lui continue de courir, je manque d’offensive. Genre, je veux bien être mon propre héros mais si vous pouviez me donner le mode d’emploi… Un miracle, je veux mon miracle, ok ? Pas grand-chose juste un petit coup de pouce, une carte inattendue, un revirement inespéré, je veux voir autre chose depuis ma fenêtre et je veux avoir le vertige, tant pis pour les escaliers. Mais jésus ne me guérira pas de mes affreuses angoisses, je sais. Toujours la même impression de comprendre à l’envers, expliquez moi, expliquez moi le monde quand je l’écris moi ça ne colle pas, je mets des angles pour les courbes et des virages dans les lignes droites, c’est quoi en face, une clôture ? J’avais cru voir une porte. Mes oreilles traînent partout c’est devenu réflexe, j’en connais des tonnes et j’ai bonne mémoire mais quand ça doit venir de moi on dirait des notes falsifiées, malade malade le cerveau c’est qui le connard qui l’a fait désorganisé, rien ne s’imbrique. Je me replie sur le banc d’une église, cette façon de me calmer dans le taudis de dieu c’est quoi, un mauvais reflux de l’enfance, une fuite inconsciente un reposoir mensonger, ou alors c’est juste parce que l’isolation est bonne ? Des jours je me dit, ça doit être génial d’avoir la foi c’est jamais ta faute, jamais toi qui contrôle, mais rien à faire ça n’est pas quelque chose qu’on enfile comme un pull, ça ne s’accrochera jamais à moi. J’ai envie de croire en quelque chose de plus grand, de plus fort, mais inlassablement je reste ma propre puissance décisionnelle et personne pour me dire si je les fais les bons ou les mauvais choix, ça me rend tremblante, j’ai été la mère j’ai été celle qui a foutu le camp, j’ai pas le courage pour souffler maintenant, dites moi quoi faire exactement, puis je connais déjà les réponses. Et maintenant quoi. Maintenant chaque fois qu’on me prête un euro l’enragé monte d’un cran, tu saisis l'image ? Il déploie ses filets, tisse la toile aux entrailles. Il ne gagne pas, mais ça tiraille dans les silences je n’aime pas devenir comme ça, boule de tics, marée de sursauts, ça s’étend regarde je sors avec ma capuche et je me tords les doigts, je m’arrache les sourcils ; ça ne s’agite que dans les solitudes. C’est pareil pour tout le monde. Je sais à quoi m’en tenir et je sais que tout ça, c’est juste moi, j’essaie de ne reposer que sur mes propres épaules parce que c’est ce que je veux être, quelqu’un qui n’a pas besoin des autres, juste envie. Mais putain j’ai tellement peur de me tromper que ça devient grotesque, pourtant j’ai pas peur de m’écorcher les genoux mais parfois je me sens comme une immense blague pas vraiment drôle, et heureusement un rayon de soleil vient de me fracasser la rétine, ça adoucit les choses. C’est simple au fond, j’ai du mal à envisager l’avenir, un mal fou, un mal innommable. Le problème, tu vois, c’est peut être que je ne suis pas née dans une société qui vit au jour le jour, le problème, c’est que je me suis trompé dans mes valeurs et que je persiste, je trouve ça tellement plus joli d’être aujourd’hui et pas demain. L’ennui c’est que ça n’est pas viable, mais j’ai beau calculer toujours les marges d’erreurs et les résultats, je ne sais pas me projeter plus loin que l’atterrissage immédiat, je suis une instance de dernière minute, un garde fou pas toujours bien vissé, j’ai des boulons qui se perdent parfois et d’autre que je retrouve, d’ailleurs tu sais quoi, le futur depuis toujours c’est le seul temps où je fais des fautes d’orthographe. Si j’étais un héros, je me sauverai en même temps que le reste du monde, et je ne le suis pas mais je continue d'avancer en essayant au moins de ne pas laisser couler ma propre peau. Je m’arrêterai le jour où je serai flinguée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-124879502966675040?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/124879502966675040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/04/l-encore.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/124879502966675040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/124879502966675040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/04/l-encore.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7079910934067808735.post-8678153293892859413</id><published>2010-03-29T01:24:00.000+02:00</published><updated>2012-01-26T02:03:03.137+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>De tous les gens qui craquent leurs allumettes, il y a les raisonnables qui soufflent  vite la flamme ensuite, et ces autres qui brûlent vifs, avec.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7079910934067808735-8678153293892859413?l=no-one-is-sorry.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/feeds/8678153293892859413/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/03/999.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8678153293892859413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7079910934067808735/posts/default/8678153293892859413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://no-one-is-sorry.blogspot.com/2010/03/999.html' title=''/><author><name>M.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-F0Y00fN08k8/Tx_s5ZugEAI/AAAAAAAAA70/uZavxoCkR7E/s220/avatar.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
